« Il semble que le chef de l'État, qui insiste pour garder le portefeuille de l'Intérieur, soit mû en cela par des considérations personnelles, chrétiennes ou internationales », a lancé M. Wahhab lors d'une conférence de presse.
« Il ne dispose pas d'un bloc parlementaire pour qu'il se permette ainsi de porter atteinte aux droits du général Michel Aoun », a-t-il ajouté.
L'ex-ministre est par ailleurs revenu à la charge contre le prince saoudien Turki ben Abdel Aziz, frère du roi, qu'il avait accusé la semaine dernière d'avoir versé des sommes importantes à des personnalités libanaises, entre autres, dans le cadre d'une conspiration contre le régime syrien.
M. Wahhab a montré une nouvelle fois des copies de chèques signés, selon lui, par le prince Turki au profit du député Jamal Jarrah et de l'ancien ministre Mohammad Abdel Hamid Beydoun, affirmant avoir reçu ces copies des mains d'un employé travaillant dans une entreprise appartenant au prince.
Proférant des insultes à l'encontre du prince saoudien et lui lançant de très graves accusations à caractère pénal, il a affirmé que ce dernier « ment » en niant avoir signé les chèques en question. Il s'en est également pris au passé de ministre de M. Beydoun, l'accusant de corruption et réclamant des poursuites judiciaires à son encontre.
Tout en insistant donc sur l'existence d'une conspiration contre la stabilité en Syrie, M. Wahhab s'est néanmoins distingué d'autres parties au sein du 8 Mars, notamment le Hezbollah, en cherchant à épargner le Courant du futur en tant que tel, et en particulier son chef. « Saad Hariri est trop sage pour se laisser impliquer dans les événements de Syrie. Cette culture, ce sont des médias saoudiens qui tentent de la répandre », a-t-il dit.


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