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Moyen Orient et Monde - Crise

Le conflit Thaïlande-Cambodge s’étend sur un second front

La situation va se calmer « d'ici à quelques jours », assure le ministre thaïlandais de la Défense.
Le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge, le plus violent de l'histoire récente entre les deux pays, s'est étendu géographiquement mardi avec des combats sur un second front, à quelque 150 kilomètres du lieu des affrontements des derniers jours. Les échanges à l'arme lourde ont éclaté à la mi-journée à proximité du temple de Preah Vihear, des ruines du XIe siècle classées au patrimoine mondial de l'Unesco, autour duquel les militaires s'étaient déjà affrontés en février.
« Ils nous ont tiré dessus les premiers », a affirmé un officier cambodgien sur le terrain. L'échange a duré une trentaine de minutes, a confirmé de son côté le colonel thaïlandais Prawit Hookaew. « Ils ont fait usage d'artillerie et nous avons répondu », a-t-il ajouté. Ce nouvel incident confirme l'échec de la diplomatie depuis la reprise des hostilités vendredi, le long d'une frontière jamais clairement délimitée.
« Ce n'est pas encore une guerre », a estimé Michael Montesano, de l'Institut des études sur l'Asie du Sud-Est à Singapour. Mais « je crains que le niveau de violence à la frontière empire énormément ».
Les autorités cambodgiennes ont toutefois annoncé hier que les ministres cambodgien et thaïlandais de la Défense vont se rencontrer très prochainement à Phnom Penh pour évoquer un cessez-le-feu. Les autorités thaïlandaises ont confirmé que des contacts avaient été pris entre les deux hommes. « Nous aurons une occasion de le faire et il n'y aura pas de problème », a indiqué le ministre thaïlandais de la Défense, Prawit Wongsuwon, en estimant que la situation allait se calmer « d'ici à quelques jours ».
Lundi, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton avait exprimé sa préoccupation, appelant « vivement les deux parties à faire preuve de retenue, à s'abstenir d'actes de provocation et à prendre immédiatement toutes les mesures pour réduire les tensions et éviter la poursuite du conflit ». Mais son appel n'a pas été plus entendu que celui du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, samedi dernier. L'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) ne semble plus savoir elle non plus quelle stratégie employer pour empêcher que deux de ses dix membres ne se déchirent.
(Source : AFP)
Le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge, le plus violent de l'histoire récente entre les deux pays, s'est étendu géographiquement mardi avec des combats sur un second front, à quelque 150 kilomètres du lieu des affrontements des derniers jours. Les échanges à l'arme lourde ont éclaté à la mi-journée à proximité du temple de Preah Vihear, des ruines du XIe siècle classées au patrimoine mondial de l'Unesco, autour duquel les militaires s'étaient déjà affrontés en février.« Ils nous ont tiré dessus les premiers », a affirmé un officier cambodgien sur le terrain. L'échange a duré une trentaine de minutes, a confirmé de son côté le colonel thaïlandais Prawit Hookaew. « Ils ont fait usage d'artillerie et nous avons répondu », a-t-il ajouté. Ce nouvel incident confirme l'échec de la...
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