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Répression sanglante en Syrie : vague de condamnations dans le monde

De nombreux pays étrangers ont condamné la répression sanglante par le régime de Bachar el-Assad des manifestations en Syrie, lors desquelles au moins 82 personnes ont été tuées vendredi selon des militants, et ont appelé Damas à cesser de recourir à la violence.

M. Obama a estimé que ces violences démontraient que l'annonce par le régime de la levée de l'état d'urgence n'était pas "sérieuse" et a accusé le président syrien de rechercher l'aide de Téhéran./Photo

Les chancelleries ont réagi vivement, parfois avec indignation, après la dispersion à balles réelles par les forces de l'ordre syriennes d'importantes manifestations dans plusieurs villes du pays.
Au moins 82 personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées, selon des militants des droits de l'Homme, lors de ces défilés qui ont rassemblé des dizaines de milliers de manifestants. Il s'agissait de l'une des plus importantes mobilisations depuis le début le 15 mars du mouvement de contestation sans précédent contre le régime du président Bachar el-Assad, arrivé au pouvoir en 2000 à la mort de son père Hafez el-Assad.
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a condamné "la répression aveugle et brutale" et appelé les autorités syriennes "à renoncer à l'usage de la violence".
"Les responsables et les auteurs de ces crimes devront répondre de leurs actes", a déclaré M. Juppé.
Auparavant, la France avait déjà appelé les responsables syriens à "renoncer à l'usage de la violence contre leurs citoyens" et à mettre en oeuvre des réformes.
Washington a condamné dès vendredi soir "dans les termes les plus forts le recours à la force par le gouvernement syrien contre des manifestants".
"Ce recours révoltant à la violence pour lutter contre des manifestations doit cesser immédiatement", a déclaré le président Barack Obama.
M. Obama a estimé que ces violences démontraient que l'annonce par le régime de la levée de l'état d'urgence n'était pas "sérieuse" et a accusé le président syrien de rechercher l'aide de Téhéran.
"Au lieu d'écouter son propre peuple, le président Assad accuse l'étranger, tout en cherchant à obtenir l'aide iranienne pour réprimer les Syriens avec les mêmes tactiques brutales que celles qui sont utilisées par ses alliés iraniens", a affirmé M. Obama.
La presse américaine a rapporté récemment que Téhéran fournissait à Damas du matériel anti-émeutes pour réprimer les manifestants.
L'ONU a condamné "la violence récurrente" du gouvernement syrien "contre les manifestants pacifiques". Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à la cessation immédiate de la violence et a répété sa demande "d'une enquête indépendante, transparente et efficace sur les raisons des tueries".
Jugeant "inacceptable" que les forces de sécurité tirent sur la foule, Londres a accusé Damas de "meurtres".
"J'appelle les forces de sécurité syriennes à faire preuve de retenue plutôt qu'à réprimer, et les autorités syriennes à respecter le droit du peuple syrien à manifester pacifiquement", a dit le secrétaire au Foreign Office, William Hague.
Le gouvernement allemand "condamne avec la plus grande sévérité" les violences "contre des manifestants pacifiques en Syrie", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. Ces violences sont "inacceptables" et "doivent cesser immédiatement", a-t-il ajouté.
Le chancelier autrichien Werner Faymann s'est déclaré "choqué" par la répression. "Les actions brutales et inhumaines des forces de sécurité contre la population doivent être absolument condamnées", a dit M. Faymann, appelant le président Assad à "engager un dialogue pacifique avec toutes les forces du pays".
La Grèce, "très inquiète", a appelé les autorités syriennes à "la retenue" et à "l'application immédiate des réformes adéquates".
Rome a rappelé que "le droit de manifester pacifiquement doit être respecté". "Nous condamnons fermement la répression violente contre les manifestants", a déclaré le ministère italien des Affaires étrangères.
Interlocuteur privilégié de la Syrie, la Russie a appelé à une accélération des réformes en Syrie et a exprimé ses inquiétudes pour les "personnes innocentes", victimes de "souffrances".
"Nous sommes fermement convaincus que seuls un dialogue constructif et une accélération des réformes politiques, sociales et économiques de grande ampleur, telles qu'exposées par la direction syrienne, peuvent permettre un développement stable et démocratique", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.
Les chancelleries ont réagi vivement, parfois avec indignation, après la dispersion à balles réelles par les forces de l'ordre syriennes d'importantes manifestations dans plusieurs villes du pays.Au moins 82 personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées, selon des militants des droits de l'Homme, lors de ces défilés qui ont rassemblé des dizaines de milliers de manifestants. Il s'agissait de l'une des plus importantes mobilisations depuis le début le 15 mars du mouvement de contestation sans précédent contre le régime du président Bachar el-Assad, arrivé au pouvoir en 2000 à la mort de son père Hafez el-Assad.Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a condamné "la répression aveugle et brutale" et appelé les autorités syriennes "à renoncer à l'usage de la violence"."Les...