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Liban

Affaire Jarrah : série de protestations contre les accusations syriennes

Les accusations syriennes contre le Courant du futur et le député Jamal Jarrah, qui financeraient, selon Damas, les mouvements de protestation sur son territoire continuent de faire couler beacoup d'encre au Liban.
Le chef des Kataëb, Amine Gemayel, qui s'est entretenu hier avec l'ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, a mis l'accent sur le fait que les bouleversements dans le monde arabe « commandent aux dirigeants libanais d'adopter une position responsable ». « Les évènement qui s'y produisent affectent la scène locale. Pour cela, il est primordial que le Liban se prémunisse contre leurs répercussions éventuelles », a affirmé M. Gemayel, soulignant le danger « des tentatives d'impliquer des hommes politiques ou des partis dans les conflits en cours, notamment en Syrie ».
Aussi, a-t-il jugé « nécessaire que le Liban adopte une position de neutralité positive et que les hommes politiques libanais s'entendent sur ce point ». M. Gemayel a averti qu'au cas où ces conflits s'étendraient au Liban, « ce serait la catastrophe pour le pays et le danger d'une nouvelle guerre ». Il a mis en garde dans ce cadre contre l'appel à des manifestations et à des contre-manifestations qui risquent, selon lui, de mettre le feu aux poudres.
Les représentants du 14 Mars continuent parallèlement d'insister sur le ridicule des accusations syriennes. Le ministre d'État sortant, Jean Oghassabian, a ainsi souligné que le Courant du futur ne finance personne et réalise parfaitement le danger d'une immixtion dans les affaires d'un autre pays « . » Notre intérêt, a-t-il encore ajouté, réside dans la stabilité de ces États .
Les mêmes assurances ont été avancées par le député Khaled Daher qui s'est dit étonné par « l'insistance du Hezbollah à maintenir sa campagne d'accusations diffamatoires contre ses compatriotes ». Affirmant que les bouleversements en Syrie concernent le régime et le peuple syriens, il s'est interrogé sur le point de savoir « si une personne sage et raisonnable peut réellement croire que ce qui se passe dans le pays voisin est l'expression de la volonté du député Jamal Jarrah ou du Courant du futur ». Les accusations de Damas et du Hezbollah « sont avant tout une insulte à l'intelligence du peuple syrien », a affirmé M. Daher, au moment où les députés Ghassan Moukheiber et Ziyad Kadri relevaient l'un dans une déclaration à Radio-Liban 93.3 et l'autre à la Future Télévision que ces accusations sont politiques.
M. Kadri a aussi estimé que la convocation de l'ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, pour l'interroger sur sa façon très peu diplomatique de relayer les accusations de son pays contre M. Jarrah, n'a pas besoin d'une convocation du Conseil des ministres. Selon lui, les dernières déclarations du diplomate avaient deux dimensions « l'une plus grave que l'autre : la première réside dans le fait qu'il s'est arrogé la qualité de procureur en lançant des accusations et la deuxième réside dans le fait qu'il a adressé des messages politiques et de sécurité (aux Libanais) en affirmant que ce se passe en Syrie risque d'atteindre le Liban ».
Quoi qu'il en soit, le 8 Mars maintient ses accusations contre le Courant du futur. Le secrétaire général du parti Baas, Fayez Chokr, a ainsi considéré après un entretien avec l'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, que le chef de l'État « devrait adopter une position claire par rapport aux ingérences de certaines parties libanaises dans les affaires syriennes ». Il est tombé à bras raccourcis sur le 14 Mars, estimant que « ses positions sont de manière générale préjudiciables au Liban, avant de l'être pour la Syrie ».
Les accusations syriennes contre le Courant du futur et le député Jamal Jarrah, qui financeraient, selon Damas, les mouvements de protestation sur son territoire continuent de faire couler beacoup d'encre au Liban.Le chef des Kataëb, Amine Gemayel, qui s'est entretenu hier avec l'ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, a mis l'accent sur le fait que les bouleversements dans le monde arabe « commandent aux dirigeants libanais d'adopter une position responsable ». « Les évènement qui s'y produisent affectent la scène locale. Pour cela, il est primordial que le Liban se prémunisse contre leurs répercussions éventuelles », a affirmé M. Gemayel, soulignant le danger « des tentatives d'impliquer des hommes politiques ou des partis dans les conflits en cours, notamment en Syrie ».Aussi, a-t-il jugé « nécessaire...
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