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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Nigériane

Émeutes meurtrières dans le Nord musulman

Buhari, le candidat malheureux, appelle ses partisans à respecter la victoire de Jonathan.
Des émeutes meurtrières dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman, provoquées par l'élection du président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, ont repris dans la nuit de lundi à mardi, faisant « de nombreux morts » selon la Croix-Rouge. Le nombre de blessés par balles ou par machette, ou ayant reçu des coups est passé de 276 à 362, a ajouté la Croix-Rouge qui faisait état du retour hier à « un calme relatif ». Aucun bilan officiel des victimes n'était disponible.
Les émeutes ont affecté 14 États où des manifestants musulmans ont brûlé des commerces, des églises et des maisons, faisant plusieurs morts, selon un responsable nigérian de la sécurité. La police a dit avoir arrêté des dizaines de personnes, affirmant que les troubles étaient liés au mécontentement de certains après le résultat de la présidentielle, mais n'étaient « ni ethniques ni religieux ».
Les troubles ont par ailleurs affecté Kano, deuxième ville du pays, et Jos (centre), théâtre de fréquentes violences intercommunautaires à la frontière entre le Nord et le Sud, mais aussi Kaduna, Zaria, Sokoto. Dans la ville de Potiskum, dans l'État de Yobe (Nord-Est), des témoins ont rapporté que la foule avait tenté d'immoler une chrétienne, mais qu'elle avait été sauvée par des habitants.
Suite à ces violences, le ministre de l'Intérieur Emmanuel Iheanacho a été suspendu « après un nombre d'erreurs dans la conduite politique de son ministère en raison de son comportement personnel et officiel », a annoncé la présidence dans un communiqué hier. « Sa gestion actuelle du ministère n'est plus dans l'intérêt de la nation », ajoute le texte. La direction du ministère de l'Intérieur a été pour l'instant confiée au ministère du Travail.
Goodluck Jonathan, 53 ans, a été proclamé lundi vainqueur de l'élection présidentielle qui s'est déroulée samedi. Son principal rival, Muhammadu Buhari, un musulman du Nord, qui dirigea une junte militaire en 1984-1985, a obtenu quelque 12 millions de voix (31 %) contre 22 millions (57 %) au président sortant. « J'apprends avec peine l'éruption de la violence dans quelques parties du Nord à la suite de l'annonce des résultats de l'élection et les attaques contre des églises et des chrétiens », a déclaré Muhammadu Buhari à la BBC en langue haoussa. « Mon parti et moi, nous nous dissocions de ces événements. J'ai contesté les élections en 2003 et en 2007, mais je n'ai jamais eu recours à la violence. Je n'ai pas de raison de le faire cette fois-ci. J'appelle le peuple à rester calme et à respecter la loi », a-t-il ajouté.
Les premières violences avaient éclaté dimanche soir, provoquées par des accusations de fraudes lors du scrutin. Le principal parti d'opposition, le Congrès pour le changement démocratique, dont M. Buhari était le candidat, avait dénoncé des irrégularités, ce qu'il n'a pas répété hier.
(Source : AFP)
Des émeutes meurtrières dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman, provoquées par l'élection du président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, ont repris dans la nuit de lundi à mardi, faisant « de nombreux morts » selon la Croix-Rouge. Le nombre de blessés par balles ou par machette, ou ayant reçu des coups est passé de 276 à 362, a ajouté la Croix-Rouge qui faisait état du retour hier à « un calme relatif ». Aucun bilan officiel des victimes n'était disponible.Les émeutes ont affecté 14 États où des manifestants musulmans ont brûlé des commerces, des églises et des maisons, faisant plusieurs morts, selon un responsable nigérian de la sécurité. La police a dit avoir arrêté des dizaines de personnes, affirmant que les troubles étaient liés au mécontentement de certains après le résultat...
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