« Il a ouvert le feu sur ses camarades, tuant deux soldats et en blessant sept, avant d'être abattu », a déclaré le porte-parole du ministère, le général Mohammad Zahir Azimi, ajoutant qu'une ceinture d'explosifs avait été découverte sur le corps de l'assaillant. L'un des soldats tués était l'un des deux gardes surveillant l'entrée du bureau du vice-ministre de la Défense, l'autre ayant été blessé, a précisé un haut responsable du ministère de la Défense. « On ne sait pas, à l'heure actuelle, s'il portait un badge (d'accès) et si son (éventuel) badge était valide », a indiqué M. Azimi à propos du kamikaze.
Le secrétaire du chef d'état-major de l'armée afghane et un assistant du ministre de la Défense ont été blessés dans l'attaque, a précisé un membre des services afghans de sécurité. Une source militaire ayant requis l'anonymat a affirmé de son côté que trois insurgés au total avaient été tués après avoir réussi à entrer dans le ministère, situé face au palais présidentiel.
Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l'attaque en affirmant qu'elle visait « le ministre français de la Défense Gérard Longuet » pour dénoncer « l'invasion de l'Afghanistan par l'armée française ». « Aucun élément ne permet de dire que M. Longuet était visé par cette attaque », a réagi le ministère français de la Défense à Paris, expliquant que le ministre français se trouvait à ce moment-là sur la base américaine de Bagram, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.
L'attaque a eu lieu vers midi, près de deux heures avant le rendez-vous prévu au ministère entre M. Longuet et son homologue afghan, qui se sont finalement entretenus dans l'après-midi. Gérard Longuet était arrivé dimanche matin en visite en Afghanistan, où la France a déployé 4 000 soldats au sein de la Force de l'OTAN. Il devait rencontrer dans la journée plusieurs responsables afghans, dont son homologue.
Cet audacieux assaut perpétré en plein centre de la capitale et en un lieu censé être l'un des plus protégés, est un nouveau revers pour les forces de sécurité afghanes, appelées à prendre le relais des soldats de l'OTAN et assurer elles-mêmes la sécurité du pays d'ici à la fin 2014.
Par ailleurs, dix ingénieurs iraniens et cinq ingénieurs afghans ont été enlevés par des talibans dans la province occidentale afghane de Farah, frontalière de l'Iran, a annoncé hier à l'AFP un porte-parole des autorités provinciales.
(Source : AFP)

