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Libye: les rebelles accusent Kadhafi d'utiliser des bombes à sous-munitions

La rébellion libyenne a accusé vendredi les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi d'utiliser des bombes à fragmentation, dans les zones peuplées par les civils, à Misrata où de nouveaux combats ont fait huit morts, selon des sources médicales.
Les échanges à l'arme automatique, aux tirs de mortiers et à l'artillerie se sont intensifiés en fin de journée vendredi à Misrata, troisième ville de Libye assiégée par les forces loyales au dirigeant Mouammar Kadhafi mais que la rébellion tente de prendre, selon un photographe de l'AFP sur place.
Selon des médecins à Benghazi, fief de la rébellion libyenne, en contact avec des confrères à Misrata, les affrontements ont fait au moins huit morts vendredi à Misrata.
La rébellion a accusé les forces gouvernementales d'avoir utilisé des bombes à sous-munitions, interdites depuis l'an dernier par une convention internationale, jeudi soir à Misrata. "La nuit dernière c'était comme une pluie", a dit Hazam Abou Zeid, un habitant qui a pris les armes pour défendre son quartier.
Il n'a pas été possible de confirmer directement la véracité de ces accusations, mais le NY Times a publié vendredi sur son site internet des photos de restes de bombes à sous-munitions retrouvées à Misrata.
Les bombes de 120 mm ont été fabriquées en Espagne en 2007, un an avant que ce pays ne signe la convention internationale sur ces armes reconnues pour faire des ravages chez les civils et qui est entrée en vigueur en 2010.
Par ailleurs, l'Organisation internationale des migrations (OIM) a évacué vendredi par mer près 1.200 migrants bloqués dans le port de Misrata, seule porte d'entrée pour les médicaments, les vivres et l'armement des rebelles dans cette ville côtière de près de 700.00 habitants.
"Près de 1.200 migrants bloqués à Misrata depuis le début de la crise libyenne il y a deux mois ont été évacués par un bateau affrété par l'OIM", a expliqué l'organisation. "Ils sont maintenant en route pour Benghazi", fief de la rébellion dans l'est de la Libye, a-t-elle poursuivi.
Ces migrants doivent y rester un temps, dans des camps de transit avant de partir pour l'Egypte d'où ils seront rapatriés dans leur pays d'origine.
La ville natale du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Syrte, a été la cible vendredi de raids aériens menés par l'Otan, a rapporté l'agence officielle libyenne Jana.
Des raids des "agresseurs colonialistes croisés" ont visé Syrte, ville côtière d'environ 120.000 habitants située à 360 km à l'est de Tripoli, a indiqué l'agence, sans donner de détail sur les cibles visées.
Des raids ont également visé la ville d'Aziziyeh, au sud de la capitale, affirme l'agence.
Un convoi de véhicules rebelles s'est dirigé vendredi matin à l'ouest d'Ajdabiya, dans l'est de la Libye, pour voir si les forces du colonel Mouammar Kadhafi s'étaient repliées après le survol de la zone par l'Otan, selon un reporter de l'AFP sur place
La rébellion libyenne a accusé vendredi les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi d'utiliser des bombes à fragmentation, dans les zones peuplées par les civils, à Misrata où de nouveaux combats ont fait huit morts, selon des sources médicales.Les échanges à l'arme automatique, aux tirs de mortiers et à l'artillerie se sont intensifiés en fin de journée vendredi à Misrata, troisième ville de Libye assiégée par les forces loyales au dirigeant Mouammar Kadhafi mais que la rébellion tente de prendre, selon un photographe de l'AFP sur place.Selon des médecins à Benghazi, fief de la rébellion libyenne, en contact avec des confrères à Misrata, les affrontements ont fait au moins huit morts vendredi à Misrata.La rébellion a accusé les forces gouvernementales d'avoir utilisé des bombes à sous-munitions, interdites...