"Le monde n'a pas attendu qu'ait lieu un autre Srebrenica dans la ville de Benghazi", a déclaré Mme Clinton, lors d'une cérémonie à Berlin en mémoire de Richard Holbrooke, diplomate américain considéré comme l'artisan de la paix en Bosnie, décédé en décembre dernier après une crise cardiaque.
Lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine, quelque 8.000 Bosniaques ont été éliminés en juillet 1995 par les forces serbes à Srebrenica, un massacre considéré comme le plus grave en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et officiellement qualifié de génocide.
"Nous sommes venus avec les Nations unies pour imposer des sanctions, une zone d'exclusion aérienne, un embargo sur les armes et la protection des citoyens", a-t-elle dit. "En une semaine, nous avons empêché un éventuel massacre, stoppé une armée en marche et élargi la coalition".
"Nous n'avions pas Richard pour nous conseiller, mais nous avions ses principes pour nous guider", a poursuivi Mme Clinton, qui a participé jeudi et vendredi à Berlin à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan largement consacrée à la Libye.
Par ailleurs, en rendant hommage à M. Holbrooke, ancien émissaire de Barack Obama pour l'Afghanistan et le Pakistan, Mme Clinton a également défendu l'idée de discussions avec les talibans.
"A ceux qui considéraient comme répugnantes les négociations avec les talibans, Richard avait une réponse très puissante: la diplomatie serait facile si l'on ne parlait seulement qu'à ses amis", a-t-elle affirmé, à l'Académie américaine de Berlin, cofondée par Holbrooke lorsqu'il était ambassadeur en Allemagne.


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