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Moyen Orient et Monde - Yémen

L’opposition donne 15 jours à Saleh pour partir

L'opposition yéménite a annoncé hier son refus d'aller à Riyad négocier un transfert du pouvoir et a exigé le départ du président Ali Abdallah Saleh dans un délai de deux semaines.
Les médiateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG) avaient présenté dimanche un plan pour trouver une issue à la crise politique qui secoue le pays depuis plus de deux mois. Il prévoyait un transfert des pouvoirs de M. Saleh au vice-président Abd Rabbou Mansour Hadi ainsi que la mise en place d'un nouveau gouvernement dirigé par l'opposition. Après avoir refusé ce plan dans un premier temps, l'opposition yéménite a rencontré mardi les ambassadeurs d'Arabie saoudite, du Koweït et d'Oman, trois des six membres du CCG, pour clarifier cette offre. De sources proches de l'opposition, on disait, avant cette réunion, que des discussions pourraient s'ouvrir au plus tôt samedi à Riyad. Mais l'un des chefs de l'opposition, Mohammad al-Moutawakki, a douché ces espoirs de reprise du dialogue en annonçant qu'aucun représentant de son camp ne se rendrait dans la capitale saoudienne. « Nous soulignons une fois encore la nécessité d'accélérer le processus afin qu'il (le président Saleh) parte dans les deux semaines. En conséquence, nous n'irons pas à Riyad », a-t-il dit. « Nous avons constaté que les éclaircissements fournis par les ambassadeurs étaient incompatibles avec notre exigence d'un départ immédiat (de Saleh) », a-t-il ajouté. « Il n'y avait rien de nouveau dans ce que nous ont dit les médiateurs du Conseil de coopération du Golfe », a-t-il précisé.
Un porte-parole du parti au pouvoir, Tarek al-Chami, a fustigé la décision de l'opposition de ne pas participer aux discussions de paix de Riyad. « C'est la preuve que l'opposition refuse tout dialogue ou toute solution pacifique et souhaite prendre le pouvoir à travers le chaos », a-t-il dit.
En outre, les contestataires et les partisans du régime yéménite se préparaient hier à des manifestations aujourd'hui à Sanaa et dans d'autres villes du pays, selon des sources des deux camps. Les manifestants hostiles au régime et qui demandent le départ du président Ali Abdallah Saleh ont décidé de placer leurs marches sous le slogan du « vendredi de la détermination », alors que les partisans du régime ont décidé de nommer la journée « vendredi du dialogue ».
M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, est contesté depuis fin janvier. Les manifestations, parfois violentes, ont fait plus de 100 morts. Ses partisans ont commencé depuis quelques semaines à lancer des contre-manifestations de soutien au régime, en réunissant chaque vendredi de nombreux Yéménites favorables au maintien de M. Saleh.
(Source : agences)
L'opposition yéménite a annoncé hier son refus d'aller à Riyad négocier un transfert du pouvoir et a exigé le départ du président Ali Abdallah Saleh dans un délai de deux semaines.Les médiateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG) avaient présenté dimanche un plan pour trouver une issue à la crise politique qui secoue le pays depuis plus de deux mois. Il prévoyait un transfert des pouvoirs de M. Saleh au vice-président Abd Rabbou Mansour Hadi ainsi que la mise en place d'un nouveau gouvernement dirigé par l'opposition. Après avoir refusé ce plan dans un premier temps, l'opposition yéménite a rencontré mardi les ambassadeurs d'Arabie saoudite, du Koweït et d'Oman, trois des six membres du CCG, pour clarifier cette offre. De sources proches de l'opposition, on disait, avant cette réunion, que des discussions...
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