À l'occasion de la commémoration du 13 Avril, le Premier ministre sortant Saad Hariri a évoqué « les souvenirs douloureux, qui ramènent les Libanais vers l'une des expériences et des phases de division les plus difficiles de leur vie nationale. Une période où ont régné les combats, les déplacements de population et les enlèvements sur base de l'appartenance religieuse, et qui a plongé le Liban dans les luttes religieuses, sectaires et régionales, lesquelles ont conduit à l'affaiblissement de l'État et de ses institutions et ont répandu le chaos dans tout le pays ». « Cette commémoration révèle l'injustice qui s'est abattue sur le Liban pendant plus de trente ans, et qui a conduit à la création de mini-États armés confessionnels et partisans, divisant l'État en émirats contrôlés par les milices et les parties influentes au plan interne et régional », a-t-il indiqué. « La vraie leçon à tirer de cette commémoration, c'est de veiller à ce que la guerre fasse toujours partie du passé, pour qu'elle ne se répète pas. Cela ne peut être atteint que si nous nous accrochons à l'État comme cadre réunissant tous les Libanais, chargé de gérer les affaires publiques, de protéger la souveraineté nationale et d'étendre son autorité sur l'ensemble du territoire libanais », a encore dit M. Hariri. Saad Hariri a insisté sur le fait que nul, aucun parti ou communauté, ne peut disputer à l'État, ses responsabilités constitutionnelles, juridiques, administratives, nationales et sécuritaires, dans la mesure où cela « constitue une réduction de son rôle et place ce parti ou cette communauté dans une position de tutelle politique sur tous les Libanais ». « Le passage de la mentalité du 13 Avril vers celle de la paix nationale exige une véritable vision qui définit la place de l'État dans la vie des Libanais et met fin au contrôle sectaire et religieux sur les impératifs de la convivialité nationale, ainsi qu'à l'usage des armes comme moyen de communication et d'organisation des règles du dialogue entre les Libanais », a ajouté M. Hariri, qui a ensuite salué la mémoire de toutes les victimes de la guerre, avant de souhaiter stabilité et progrès pour le Liban. Signalons que Saad Hariri a par ailleurs reçu hier à la Maison du centre l'ambassadeur de Grèce, Panos Kalogeropoulos.
À l'occasion de la commémoration du 13 Avril, le Premier ministre sortant Saad Hariri a évoqué « les souvenirs douloureux, qui ramènent les Libanais vers l'une des expériences et des phases de division les plus difficiles de leur vie nationale. Une période où ont régné les combats, les déplacements de population et les enlèvements sur base de l'appartenance religieuse, et qui a plongé le Liban dans les luttes religieuses, sectaires et régionales, lesquelles ont conduit à l'affaiblissement de l'État et de ses institutions et ont répandu le chaos dans tout le pays ».« Cette commémoration révèle l'injustice qui s'est abattue sur le Liban pendant plus de trente ans, et qui a conduit à la création de mini-États armés confessionnels et partisans, divisant l'État en émirats contrôlés par les milices et les...
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