Depuis l’arrivée de l’entraîneur Ralf Rangnick, remplaçant de Felix Magath, le Schalke enchaîne les victoires avec la manière. Seul bémol, la défense du club de la Ruhr qui fait encore grandement défaut. Patrik Stollarz/AFP
« Moi, j'y crois. Comme (Samuel) Eto'o, qui a été un des premiers à secouer les esprits et a raconté dans le vestiaire l'histoire d'une remontée stimulante », a rappelé l'entraîneur brésilien de l'Inter.
Avec le FC Barcelone, Eto'o s'est retrouvé dans la situation de Schalke 04 en demi-finale de la Coupe du roi 2007 : le Barça avait dominé Getafe 5 à 2 à l'aller, avant de retomber brutalement sur terre au retour avec une défaite 4-0.
« Il n'est pas interdit de rêver », a dit le meilleur buteur de la compétition (8 réalisations) à égalité avec Messi (Barcelone) et Gomez (Bayern Munich).
« On ne va pas en Allemagne pour sortir de la compétition la tête haute, mais pour nous qualifier », a renchéri Esteban Cambiasso, qui sera préféré dans l'entre-jeu à Thiago Motta.
Qu'importe si dans l'histoire de la Ligue des champions, jamais une équipe battue à domicile aussi lourdement n'est parvenue à renverser la situation en déplacement.
Il faudrait à l'Inter marquer au moins quatre buts, ce dont les champions d'Italie en titre sont tout à fait capables avec Eto'o, Wesley Sneijder et Diego Milito qui ont pu souffler un peu en ne jouant qu'une partie du match lors de la victoire devant Chievo Verone (2-0) samedi.
Mais c'est en défense que l'Inter, impénitent, pèche toujours et encore.
Même le retour de suspension du Brésilien Lucio ne devrait pas améliorer les choses, car Walter Samuel est encore trop court et Cristian Chivu purge à son tour un match de suspension.
Leonardo n'a d'autre choix que d'aligner Andrea Ranocchia, martyrisé à l'aller par Farfan et Raul.
La défense de Schalke 04 est loin d'être irréprochable malgré la présence dans les buts de l'excellent Manuel Neuer.
Ralf Rangnick, en poste depuis moins d'un mois, en convient volontiers : « Ce n'est pas comme si j'avais une défense capable de fermer un match pendant 90 minutes », a prévenu l'entraîneur allemand, qui devrait reconduire le dispositif de l'aller avec un état d'esprit offensif.
Seule différence, l'absence de Farfan, suspendu.
Les joueurs de la Ruhr, 10e de leur championnat mais vainqueurs de leurs trois derniers matches, martèlent à l'instar d'Hans Sarpei que « rien n'est encore acquis » pour atteindre pour la première fois les demi-finales de la C1 et rêver à la finale dans le temple de Wembley.
« Il faudra se battre comme on s'est battu à l'aller », a prévenu le défenseur ghanéen.
(Source : AFP)


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