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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’OTAN appelée à intensifier ses raids en Libye

La rébellion insiste sur le départ de Kadhafi.

Un rebelle libyen, amputé d'une jambe, prend une nouvelle position sur la ligne de front à Ajdabiya.Yannis Behrakis/Reuters

Paris et Londres, à l'avant-garde de l'intervention militaire dans le ciel libyen, ont pressé hier l'OTAN d'intensifier ses raids pour détruire les armes lourdes des forces de Mouammar Kadhafi. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que L'Alliance atlantique - qui a pris le 31 mars la direction des opérations en Libye - ne jouait pas suffisamment son rôle dans le pays. « L'OTAN a absolument voulu conduire cette opération sur le plan militaire. Et bien voilà, on y est maintenant (...) Il n'est pas acceptable que Misrata puisse continuer à être sous le feu du bombardement des troupes de Kadhafi », a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg. « Quand on tire au canon sur Misrata, c'est qu'il y a bien des canons, qui doivent être identifiables et neutralisés (...) Il faut là-dessus être plus efficace », a-t-il dit. La France, a précisé Alain Juppé, a soulevé ce point avec ses partenaires des Vingt-sept et elle l'abordera à nouveau jeudi et vendredi à Berlin devant le Conseil de l'Atlantique Nord.
Dans un registre voisin, le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a rappelé que le Royaume-Uni avait fourni quatre Tornado supplémentaires. Il « serait bienvenu que d'autres pays fassent de même », a-t-il dit.
L'OTAN a rejeté les critiques des Français et des Britanniques. Dans un communiqué, elle souligne qu'elle « mène avec vigueur ses opérations militaires en Libye dans le cadre du mandat qui lui a été attribué » et que « le rythme des opérations est déterminé par la nécessité de protéger la population civile ».
Sur le terrain, des sources rebelles et médicales ont annoncé hier la mort la veille de trois civils tués par des tirs des pro-Kadhafi à l'ouest d'Ajdabiya (Est), ville stratégique à 160 km au sud de Benghazi, reprise par les rebelles au terme de violents combats qui ont fait une cinquantaine de morts ce week-end. Par ailleurs, l'Organisation internationale pour les migrations (OMI) a envoyé un bateau vers le port assiégé de Misrata pour tenter d'évacuer vers Benghazi les milliers de migrants qui s'y trouvent bloqués, afin qu'ils puissent gagner ensuite par la route la frontière égyptienne.
Sur le plan diplomatique, la rébellion libyenne a rejeté toute solution ne prévoyant pas le départ de Kadhafi. Un représentant du Conseil national de transition (CNT), Ali al-Isawi, a également affirmé hier que les forces loyalistes ont tué à ce jour quelque 10 000 personnes lors des combats en Libye. 30 000 sont blessées et 20 000 sont portées disparues.
(Source : agences)
Paris et Londres, à l'avant-garde de l'intervention militaire dans le ciel libyen, ont pressé hier l'OTAN d'intensifier ses raids pour détruire les armes lourdes des forces de Mouammar Kadhafi. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que L'Alliance atlantique - qui a pris le 31 mars la direction des opérations en Libye - ne jouait pas suffisamment son rôle dans le pays. « L'OTAN a absolument voulu conduire cette opération sur le plan militaire. Et bien voilà, on y est maintenant (...) Il n'est pas acceptable que Misrata puisse continuer à être sous le feu du bombardement des troupes de Kadhafi », a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg. « Quand on tire au canon sur Misrata, c'est qu'il y a bien des canons, qui doivent être...
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