Toutes les attentions, tous les tympans étaient braqués sur Anne-Marie Eddé au dîner donné par Patrick et Noha Baz qui avaient réuni un groupe très éclectique autour de la grande historienne, spécialiste du Moyen Âge oriental et auteure d'une biographie fouillée de Saladin le Magnifique. La brochette de médecins présents, notamment Youssef Comair, Georges Dabar, Antoine et Dolla Sarkis, ont oublié toutes les pathologies de l'univers pour discuter passionnément histoire avec Anne-Marie et partager religieusement des plats traditionnels (qui dateraient du médiéval, a-t-on assuré, mais aucun document carbone 14 ne peut le confirmer) concoctés par la délicieuse maîtresse de maison herself (mouhammara, kebbés en tout genre et frikeh aux cerises). Isabelle et Camille Eddé, Nada et Samir Nasr, Claude Asfar, Pierre et Françoise Naayem ont expérimenté une espèce de bonheur physico-existentialiste en goûtant à l'hydromel (un vin typique du Moyen Âge) dégusté avec la haléwé au gingembre et aux noix rôties... Tout le monde est ressorti les yeux dans les étoiles.
Très studieuse paëlla
Fouad et Hoda Siniora, Walid et Nora Joumblatt, Riad et Nada Salamé (elle s'attaque dit-on à un nouvel ouvrage sur les Dream Homes), Chucri et Amal Sader, Joe et Mona Issa el-Khoury, Farès et Zalfa Boueiz, l'ancien ambassadeur Samir Moubarak, Sir Mikaël Williams (promu Lord par Élisabeth II the queen), et une trentaine d'autres invités se sont retrouvés à dîner chez l'ambassadeur d'Espagne au Liban, Carlos Gafo Acevedo et Maria Christina... Personne n'a dansé le flamenco, personne n'a chanté la Sandouga. La soirée n'était pas überglam mais très studieuse : les convives n'ont fait que parler politique locale, régionale et internationale et économie en général... Consolation (de taille) : la paëlla était renversante !
Polyphonie chez Adnane K.
Il y avait par contre du spectacle chez Adnane et Raëda Kassar. La bâtisse un peu style gréco-romain, toute revêtue de pierres de l'intérieur comme de l'extérieur, conçue par Élie-Pierre Sabbagh, décorée d'une profusion de statuettes et de tableaux (les hôtes possèdent, nous dit-on, une collection de 600 œuvres d'art amassées lors de leurs nombreux voyages aux quatre coins du monde) et dont le sol nu, foulé ce soir-là par une soixantaine de convives, n'était couvert par aucun tapis (ainsi en a décidé le décorateur Jean-Louis Mainguy), a fait parler plus d'un curieux. Étaient notamment présents Nehmé et Thérèse Tohmé, Saïd Mirza, Samir et Joyce Mokbel, Mouna Hraoui, François et Gaby Abi Saab, Imad et Hiba Alamuddine, Fouad el-Khazen, Mario et Lucy Haddad, Nicole et Jacques Sarraf, Rajaa Salam ainsi que Claudine et Élie Saab, qui disait ne plus savoir où donner de la tête entre Paris, Beyrouth et L.A. tant pleuvent les commandes ! Par contre, autour du ministrable Walid Daouk (gendre de Adnane Kassar), on ne parlait pas fashion, mais formation du gouvernement avec l'espoir de voir des jeunes battants qui n'appartiennent pas à l'arène politique accéder à des postes-clés. Des Ziyad Baroud à la pelle ! Un rêve...
Bollywood à Monte-Carlo
Les deux frères Gilbert et Ronald Chaghoury (accompagné de Berthe), Farid el-Khalil et ses enfants (Rakan, Karma et Anmar), Faysal et May el-Khalil (avec Sari, Lana et son époux Mazen el-Basha), Alain et Ghada Faloughy, Aline et Bassam Nassar, Rima Boury ainsi que quelques six cents invités appartenant en bonne partie à la diaspora indienne et venus d'une quarantaine de pays ont assisté dans la principauté de Monaco aux fastueuses noces de deux richissimes héritiers, Kajal Fabiani (fille du PDG du groupe pharmaceutique indien Amricort) et Gaurav Assomull (homme d'affaires de Bombay, à la tête du Groupe Marigold). Durant quatre jours, les animations (soirées de folie, shows aquatiques lasers, concerts d'Akon) ont chauffé le printemps monégasque et transformé le parvis de l'Hôtel de Paris et les rues de Monte-Carlo en une scène bollywoodienne qui a attiré des milliers de Monégasques très bon public. Et particulièrement le jour J, où le jeune marié luxueusement vêtu à l'indienne, suivi d'une procession de tambours, de musiciens et d'éléphants richement caparaçonnés, est allé à cheval chercher sa promise, à l'hôtel Hermitage... Pour l'emmener ensuite à bord d'une Rolls-Royce à la Salle Garnier, où sous un dais dressé sur la scène de l'opéra, ils se sont unis selon la tradition Sindhi. Cap ensuite sur la Salle des Étoiles pour un dîner-spectacle et une fête voulus exceptionnels. Les invités généralement assez
blasés étaient proprement éblouis ! Viva India...
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef