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Actualités - Côte D'ivoire

Gbagbo arrêté après une offensive généralisée sur sa résidence à Abidjan

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à l'issue d'une offensive généralisée sur sa résidence à Abidjan des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les puissants moyens aériens et blindés des forces françaises et onusiennes.

M. Gbagbo, 65 ans, au pouvoir depuis 2000, s'est rendu vers 13h00 (locales et GMT) en compagnie notamment de son épouse Simone, considérée comme une "dure" du régime, et de son fils Michel, né d'un premier mariage./

"Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) et conduit à l'Hôtel du Golf (QG du camp Ouattara) par les FRCI", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de France, Jean-Marc Simon.
M. Gbagbo, 65 ans, au pouvoir depuis 2000, s'est rendu vers 13h00 (locales et GMT) en compagnie notamment de son épouse Simone, considérée comme une "dure" du régime, et de son fils Michel, né d'un premier mariage.
La télévision pro-Ouattara TCI a diffusé des images de l'ex-président en bonne santé mais l'air visiblement fatigué. Il a selon des sources concordantes été examiné par un médecin.
Sur ces images, diffusées sans son, on voit M. Gbagbo entrer dans une chambre, s'asseoir sur un lit, entouré de plusieurs hommes debout avec lesquels il converse. Parmi eux, son fils, le ministre de l'Intérieur de M. Ouattara, Hamed Bakayoko, et le commandant Issiaka Ouattara, dit "Wattao", un des chefs militaires pro-Ouattara.
D'autres images montrent son épouse Simone, décoiffée.
L'ONU a annoncé que leur sécurité était assurée par des gendarmes de la Mission de l'Onu en Côte d'Ivoire (Onuci) et que la plupart des combats avaient cessé, même s'il restait "des poches de résistance".
"Le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens, a déclaré sur TCI Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara. "Après d'âpres combats, encerclés et vaincus, M. Gbagbo et son épouse Simone Gbagbo viennent de se rendre et sont à présent aux arrêts".
Il a appelé au "ralliement" les forces restées fidèles à l'ex-président, promettant qu'il n'y aurait pas de "chasse aux soricères".
M. Gbagbo "sera présenté devant la justice pour les crimes qu'il a commis", a de son côté déclaré à New York l'ambassadeur (pro-Ouattara) de Côte d'Ivoire auprès de l'ONU, Youssoufou Bamba.
Cette arrestation, au douzième jour de la bataille d'Abidjan, fait suite des frappes intenses menées depuis dimanche après-midi par les hélicoptères de l'Onuci et de la force française Licorne sur la résidence présidentielle, située dans le qurtier résidentiel de Cocody (nord), et la présidence, dans le quartier administratif du Plateau (centre).
Laurent Gbagbo y était retranché face à l'offensive des forces pro-Ouattara entrées dans Abidjan le 31 mars après un offensive foudroyante depuis le Nord du pays sous leur contrôle.
Ces raids, ordonnés par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, visaient officiellement les armes lourdes du camp Gbagbo menaçant les civils, conformément à la résolution 1975 du conseil de sécurité de l'ONU.
Dans la matinée les soldats français "s'étaient redéployés le long des axes stratégiques", selon le porte-parole de l'état-major à Paris. Ils ont notamment pris le contrôle du boulevard de France qui traverse Cocody, bouclant ainsi toutes les issues de la zone de la résidence présidentielle, construite en bord de Lagune.
Les forces pro-Ouattara, qui avaient à plusieurs reprises depuis leur entrée dans Abidjan le 31 mars échoué à briser la résistance de leurs adversaires, sont alors reparties à l'offensive.
Après des combats violents, des blindés de Licorne et de l'Onuci ont été engagés dans la zone.
Paris et l'ONU ont toujours insisté que leur mission n'était pas de renverser Laurent Gbagbo, dont le camp les accusait de vouloir "assassiner" le président sortant, qui n'a jamais reconnu sa défaite -pourtant certifiée par l'ONU- face à M. Ouattara à la présidentielle de novembre.
Le chef d'état-major français a d'ailleurs insisté à Paris sur le fait qu'il n'y avait eu "aucun rôle particulier des forces spéciales" françaises dans l'arrestation. Mais le ministre français de la Défense Gérard Longuet a reconnu que l'engagement de l'Onuci et de Licorne avait bien été "un soutien" à l'offensive des pro-Ouattara.
Après celle-ci, le président français Nicolas Sarkozy s'est "longuement" entretenu par téléphone avec M. Ouattara, 69 ans, dont l'élection avait été reconnue par la communauté internationale.
Les 10 jours de la "bataille d'Abidjan", ont précipité la capitale économique dont la population est évaluée à quatre millions d'habitants, au bord d'une catastrophe humanitaire, avec des quartiers livrés à l'anarchie et aux pillages de groupes en armes aux loyautés inconnues.
"Nous avons de très vastes mouvements de population d'un quartier à l'autre car aucun quartier n'est vraiment sécurisé", a déclaré le coordonnateur humanitaire entre les agences de l'ONU et des ONG, Ndolamb Ngokwey, contacté au téléphone.
"Beaucoup de personnes m'ont raconté qu'il y avait beaucoup de cadavres qui jonchaient les rues, et pas seulement dans le quartier des ambassades", a-t-il dit.
La situation est également très difficile dans l'intérieur du pays, notamment dans l'Ouest où les combattants des deux camps ont été accusés d'exactions par l'ONU et des ONG, massacres, exécutions sommaires et viols.
M. Ouattara a promis que tous leurs responsables seraient poursuivis.
Selon des témoins, l'annonce de la chute du régime Gbagbo a été accueillie dans la joie à Man et Danané, les deux plus grandes villes de l'ouest, mais par un silence prudent à Duékoué, fief pro-Gbagbo, où s'entassent 30 000 personnes fuyant des violences.
Elle a provoqué une explosion de joie à Ouagadougou, capitale du Burkina voisin, que M. Gbagbo a toujours accusé de soutenir la "rébellion".
"Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) et conduit à l'Hôtel du Golf (QG du camp Ouattara) par les FRCI", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de France, Jean-Marc Simon.M. Gbagbo, 65 ans, au pouvoir depuis 2000, s'est rendu vers 13h00 (locales et GMT) en compagnie notamment de son épouse Simone, considérée comme une "dure" du régime, et de son fils Michel, né d'un premier mariage.La télévision pro-Ouattara TCI a diffusé des images de l'ex-président en bonne santé mais l'air visiblement fatigué. Il a selon des sources concordantes été examiné par un médecin.Sur ces images, diffusées sans son, on voit M. Gbagbo entrer dans une chambre, s'asseoir sur un lit, entouré de plusieurs hommes debout avec lesquels il converse. Parmi eux, son fils, le ministre de...