Les États-Unis ont nettement ralenti leurs investissements militaires l'an passé, mais sont restés de loin les plus dépensiers dans ce domaine. Après avoir maintenu une augmentation annuelle moyenne de 7,4 % entre 2001 et 2009, les États-Unis ont augmenté leurs dépenses d'armement de 2,8 % en 2010 par rapport à l'année précédente. En valeur, Washington a dépensé 19,6 milliards de dollars de plus qu'en 2009, pour une augmentation mondiale totale de 20,6 milliards sur la même période. « À 4,8 % du PIB, le fardeau militaire des États-Unis en 2010 est le plus lourd au monde après celui du Moyen-Orient », précise dans un communiqué le responsable du programme du Sipri sur les dépenses militaires, Sam Perlo-Freeman.
En rythme, la région du monde qui a le plus augmenté ses dépenses militaires sur un an (+5,8 % en 2010) est l'Amérique du Sud, qui a atteint les 63,3 milliards de dollars grâce notamment à une bonne santé économique, selon le Sipri. « Cette augmentation continue en Amérique du Sud est surprenante étant donné l'absence de réelle menace militaire pour la plupart des pays de cette région », commente la responsable de la division Amérique latine du programme du Sipri sur les dépenses militaires, Carina Solmirano.
En Europe, la récession économique a conduit les gouvernements à ralentir les dépenses militaires de 2,8 % pour l'ensemble du continent, en particulier dans les pays aux économies plus vulnérables d'Europe centrale et de l'Est, ainsi que dans les pays particulièrement touchés par la crise comme la Grèce, précise le Sipri.
L'Asie a elle aussi marqué le pas (+1,4 %) en raison des retombées de la crise économique. Le gouvernement chinois, par exemple, a « explicitement fait le lien entre la croissance réduite de ses dépenses militaires en 2010 et la performance économique plus faible de la Chine en 2009 », note le Sipri.
Le Moyen-Orient a dépensé 111 milliards de dollars en armes (+2,5 %) avec l'Arabie saoudite comme principal contributeur régional.
Enfin en Afrique, les grands pays producteurs de pétrole comme l'Algérie, l'Angola et le Nigeria ont tiré les dépenses d'armement vers le haut pour une augmentation moyenne continentale de 5,2 %, selon l'étude.
(Source : AFP)


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