"Nous avons proposé de fournir une aide médicale humanitaire aux habitants du camp d'Ashraf après les affrontements qui y ont eu lieu avec les forces irakiennes", a déclaré à l'AFP le colonel Barry Johnson.
"Cependant, le gouvernement irakien a rejeté notre requête", a-t-il ajouté.
Ce camp à 80 km au nord de Bagdad abrite 3.500 sympathisants de l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), le principal mouvement d'opposition extérieur au régime iranien.
On ignorait encore dimanche le bilan exact des affrontements qui y ont opposé vendredi avant l'aube ses habitants et les militaires irakiens.
Un officier irakien a fait état de trois morts, un bilan confirmé par une source médicale dans la ville de Baqouba, qui a précisé que ces heurts avaient également fait 27 blessés, dont 13 membres des forces de sécurité.
Mais un porte-parole des Moudjahidine, Shahriar Kia, a fait état samedi de 33 morts, dont huit femmes, et plus de 300 blessés.
"Compte tenu des graves carences résultant de deux années de blocus médical contre Ashraf, les blessés sont dans un état très grave et certains ont succombé à leurs blessures depuis l'attaque d'hier", a-t-il dit.
Les Moudjahidine accusent le autorités irakiennes d'avoir limité les approvisionnements du camp en fournitures médicales après les heurts meurtriers qui y avaient eu lieu en juillet 2009.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a de son côté condamné samedi le "blocus de l'information" imposé par les autorités irakiennes, l'armée interdisant l'accès du camp aux journalistes.
Déclarée hors-la-loi en 1981 par le régime iranien, l'OMPI a été accueillie quelques années plus tard en Irak, en pleine guerre contre l'Iran, et ses militants ont combattu aux côtés des forces de Saddam Hussein.
Leur présence en Irak est cependant devenue problématique pour Bagdad après la chute de l'ex-président en 2003 et l'arrivée au pouvoir de dirigeants alliés à Téhéran.


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