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Liban

Aoun invite Mikati à « courir le risque ou se récuser »

Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a placé hier le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, devant l'alternative suivante : « Courir le risque ou se récuser. » Il a d'autre part implicitement attribué aux événements de Syrie la raison qui pousserait M. Mikati à retarder la formation de son cabinet.
« Certains disent que le Premier ministre désigné joue aujourd'hui sa fortune personnelle. Moi, je lui dis qu'il a une seule alternative, courir le risque ou se récuser », a déclaré le général Aoun devant une délégation estudiantine qu'il a reçue à Rabieh.
S'adressant directement à M. Mikati, il a poursuivi : « Vos prérogatives, Monsieur le Premier ministre, vous autorisent à tenir en main le sort du gouvernement. S'il n'est pas à votre gôut, vous pouvez le renverser en démissionnant. Les ministres sont à votre disposition lorsque vous leur donnez leurs directives. Quelqu'un peut-il vous imposer une déclaration ministérielle ? C'est vous qui l'approuvez et qui veillez à sa mise en œuvre. Vous avez autorité pour surveiller la bonne marche du travail dans tous les ministères. Votre pouvoir d'orientation est absolu. C'est vous qui établissez les ordres du jour et les priorités de la politique de l'État. Vous tenez à avoir votre part selon la coutume. Prenez donc la part que vous voulez, mais sans toucher à celles des autres. »
« Mais les vraies causes » du retard dans la formation du gouvernement sont ailleurs, a enchaîné le général. « Ces causes ne sont pas dites dans les médias. Il y a une attente d'événements bien déterminés. Mais les prévisions se révéleront fausses. Aujourd'hui (hier) encore, on pourra s'assurer qu'elles sont fausses », a-t-il lancé, dans une évidente allusion aux émeutes en Syrie.
Réexpliquant les raisons qui l'avaient poussé à « fuir » la table de dialogue national, selon ses propres termes, le chef du CPL a clairement fait savoir qu'il n'avait pas l'intention de revenir sur cette décision.
S'agissant de la Syrie, il a indiqué que ses rapports avec cette dernière sont « excellents » aujourd'hui, mais que les Syriens « ne (lui) demandent rien au Liban ». « Nous nous concertons sur les questions régionales pour préserver nos intérêts communs et il est vrai que nous avons de l'amitié à l'égard de la Syrie, mais nous sommes indépendants », a-t-il assuré.
S'adressant aux étudiants, il leur a dit : « N'ayez pas peur. Ce petit pays faible sera celui qui fera plier la main américaine au Proche-Orient. »
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a placé hier le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, devant l'alternative suivante : « Courir le risque ou se récuser. » Il a d'autre part implicitement attribué aux événements de Syrie la raison qui pousserait M. Mikati à retarder la formation de son cabinet.« Certains disent que le Premier ministre désigné joue aujourd'hui sa fortune personnelle. Moi, je lui dis qu'il a une seule alternative, courir le risque ou se récuser », a déclaré le général Aoun devant une délégation estudiantine qu'il a reçue à Rabieh.S'adressant directement à M. Mikati, il a poursuivi : « Vos prérogatives, Monsieur le Premier ministre, vous autorisent à tenir en main le sort du gouvernement. S'il n'est pas à votre gôut, vous pouvez le renverser en démissionnant. Les ministres sont...
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