Vainqueur à Melbourne en ouverture de la saison de formule un, Sebastian Vettel, champion du monde en titre, aborde dimanche en toute confiance le Grand Prix de Malaisie. Bazuki Muhammad/Reuters
La petite phrase fait référence à une autre sortie de l'Allemand, qui avait indiqué avant le GP d'Australie le 27 mars vouloir « décrocher la coupe (sur laquelle était anciennement sculptée) au satané kangourou », « quelque chose que tu peux avoir seulement » à Melbourne.
« J'aime courir, être dans la voiture, me battre pour de petites choses comme celle-là, même si cela peut paraître amusant », avait-il glissé.
Un sens de l'amusement que ne partagent vraisemblablement pas ses adversaires, tous distancés lors de la première épreuve de la saison. À commencer par son coéquipier australien Mark Webber, visiblement contrarié par ses débuts manqués (5e) sur ses terres.
« Nous avons découvert certains problèmes après course, qui n'ont certainement pas aidé. Mais je ne m'étendrai pas là-dessus. Je ferai un meilleur boulot ce week-end et retrouverai les premières places, comme d'habitude », a assuré Webber, qui a souhaité « ne pas vouloir faire un plat de ce qui s'est passé à Melbourne ».
Un rang devant lui en Australie (4e), Fernando Alonso, grand aspirant au titre, très déçu du premier week-end de Ferrari, s'est dit très motivé avant le rendez-vous de Sepang. « Nous savons que nous devons améliorer notre niveau de performance mais, dans le même temps, le résultat en course n'était pas aussi désastreux que ça », a-t-il affirmé.
« Nous devons rester concentrés sur notre propre travail et essayer de comprendre comment tirer tout le potentiel de la voiture. Il y a encore beaucoup à venir » en termes d'évolution, a poursuivi l'Espagnol, qui bénéficiera en Malaisie de quelques « améliorations mineures », mais « rien de significatif » sur sa monoplace.
Lewis Hamilton (McLaren), dauphin de Vettel à Melbourne, part plus optimiste. Quoique. « La semaine dernière (en qualifications), nous étions une seconde derrière. Nous étions compétitifs en course, mais rien ne dit qu'ici nous aurons la voiture la plus rapide », a observé le Britannique.
D'autant que la pluie, qui tombe très régulièrement en Malaisie en milieu d'après-midi, pourrait bouleverser sensiblement l'ordre établi.
« Le fait que le temps change si rapidement ici rend le travail préparatif plus stressant. Subitement, on passe du soleil à une courte mais forte averse. Il faut être prêt pour chaque éventualité », a décrypté Alonso.
« Ce n'est pas seulement un problème pour nous pilotes. Cela affecte toute l'équipe. Dans certains cas, il faut avoir un plan B, C et même D pour faire face à tous les scénarios », a lancé l'Espagnol.
Un plan D dont Lotus Renault, 3e grâce à Vitaly Petrov en Australie, souhaiterait faire partie. Le Russe, depuis son podium, vit sur un nuage. Ce qui le rendra d'autant plus dangereux pour les hommes de tête dimanche.
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