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Sport

Rooney : l’homme qui aimait se faire pardonner

Rooney a encore fait des siennes en écopant de deux matches de suspension suite aux injures tenues à 20cm de la caméra sur la pelouse de Wigan. Mais une fois encore, le génial footballeur qu’il est a su remarquablement se racheter en inscrivant. Adrian Dennis/AFP

La star est un multirécidiviste de la rédemption. Cette saison seulement, c'est au moins la quatrième fois qu'il sème la consternation parmi ses fans, avant de se les remettre dans la poche par des coups de patte inspirés.
Cette fois-ci, c'est par la parole que le petit génie a péché. Après avoir réalisé un renversant triplé face à West Ham (4-2), samedi après-midi, dans un match de Premier League diffusé à la télévision à une heure de grande écoute, il a aboyé plusieurs fois à quelques centimètres de la caméra un mot anglais bien connu commençant par la lettre « f ».
Rooney a présenté des excuses immédiatement après la rencontre. « J'ai agi dans le feu de l'action et sans viser personne en particulier », avait-il dit, espérant ainsi échapper à la sanction automatique.
Mais la Fédération anglaise (FA) a été d'autant moins sensible à ses arguments qu'elle venait, quelques jours plus tôt, de lancer un appel solennel à l'ensemble des acteurs du football, entraîneurs et joueurs en particulier, pour les enjoindre de surveiller leur comportement et leur langage.
Or l'irrascible attaquant avait déjà épuisé les réserves de mansuétude des autorités il y a à peine plus d'un mois, lorsqu'il avait asséné un coup de coude vengeur à un joueur de Wigan lors d'un match de championnat. L'agression avait eu lieu, là aussi, devant la caméra, mais l'arbitre, puis la FA, avaient préféré faire semblant de ne rien voir.
Alors que beaucoup se demandent ce qui peut bien motiver tant de rancœur chez un individu apparemment béni des dieux, le joueur et ses coéquipiers crient à l'acharnement.
« Je ne suis pas le premier ni le dernier à jurer devant la caméra. Et pourtant je suis le seul à être suspendu pour ça. Ça ne semble pas juste », a dit Rooney en apprenant sa punition.
Son aîné Rio Ferdinand n'a pas hésité à parler de « lynchage » médiatique.
« Wayne Rooney qui jure à la télé, je ne le justifie pas, mais il n'y a pas non plus de quoi faire la une des journaux. Il y a des choses plus graves qui se produisent dans le monde », a dit l'ex-capitaine.
Certes, les tabloïds n'ont pas toujours été tendres avec Rooney, notamment en début de saison, quand ils avaient copieusement étalé dans leurs pages une sordide affaire d'infidélité conjugale. Il avait déjà répondu par de brillantes performances avec l'Angleterre, contre la Bulgarie et la Suisse, en éliminatoires de l'Euro 2012. Mais le joueur et ses agents ont su aussi utiliser sans vergogne les médias, cet automne, en mettant en scène un vrai-faux divorce avec le club, dans le but - atteint - d'obtenir une colossale augmentation de salaire (de 150 000 à 200 000 livres par semaine).
À l'époque, les fans n'avaient que moyennement apprécié. Mais s'en souviennent-ils encore après le somptueux début d'année 2011 de leur n° 10, auteur de neuf buts en Premier League, pour la plupart somptueux ou décisifs, ou les deux ?
Rooney sera donc suspendu samedi contre Fulham en championnat, puis le week-end suivant lors du choc des demi-finales de la Coupe d'Angleterre contre le grand rival Manchester City à Wembley (mais pas pour le match retour contre Chelsea mardi à Old Trafford). Pour peu qu'un de ces rendez-vous se passe mal, par sa faute, et la vedette se retrouvera de nouveau devant l'obligation de réparer les dégâts. Les grands champions ont besoin de défis à leur mesure.
(Source : AFP)
La star est un multirécidiviste de la rédemption. Cette saison seulement, c'est au moins la quatrième fois qu'il sème la consternation parmi ses fans, avant de se les remettre dans la poche par des coups de patte inspirés.Cette fois-ci, c'est par la parole que le petit génie a péché. Après avoir réalisé un renversant triplé face à West Ham (4-2), samedi après-midi, dans un match de Premier League diffusé à la télévision à une heure de grande écoute, il a aboyé plusieurs fois à quelques centimètres de la caméra un mot anglais bien connu commençant par la lettre « f ».Rooney a présenté des excuses immédiatement après la rencontre. « J'ai agi dans le feu de l'action et sans viser personne en particulier », avait-il dit, espérant ainsi échapper à la sanction automatique.Mais la Fédération anglaise...
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