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Sport

L’Inter, sans défense, peut tout perdre

En trois jours, l'Inter, corrigé 0-3 par l'AC Milan puis humilié 2-5 par Schalke, a peut-être perdu son titre de champion d'Italie et très certainement sa Ligue des champions, dont le quart de finale aller a mis à nu un tenant usé, psychiquement et physiquement.

Auteur des deux passes décisives des deux buts milanais, le meneur de jeu néerlandais de l’Inter, Wesley Sneijder, a réalisé, tout comme l’attaque des Nerazzurri, une très bonne performance, ce qui n’a pas été le cas derrière avec une défense passoire qui a complètement pris l’eau. Giuseppe Cacace/AFP

La légende du « Catenaccio » (cadenas), inventé ici même, en a pris un coup : huit buts encaissés en deux rencontres !
L'entraîneur ne veut pas parler spécifiquement de problèmes défensifs (« une telle défaite ne vient jamais d'une seule raison »), mais son équipe a concédé 31 buts en 21 matches, une statistique indigne d'un champion, et loin de l'imperméabilité de l'Inter de José Mourinho, qui avait réussi le triplé Ligue des champions-championnat-Coupe d'Italie l'an dernier.
Les puissances de l'axe, Walter Samuel (blessé) et Lucio (suspendu mardi), ont trop manqué aux « Nerazzurri ». Leurs remplaçants, Cristian Chivu, exclu, et Andrea Ranocchia, buteur contre son camp, ont été désastreux, même si la défense est une affaire collective.
« Depuis trois mois on joue pour gagner, pour marquer, et remonter l'AC Milan (de -13 à -2 points). On prend donc des risques », plaide « Leo ». Mais le jeune entraîneur, dont la carrière de coach a commencé en juillet 2009 à l'AC Milan, n'a pas encore gagné un seul match à domicile en C1 et a perdu trois derbies sur trois (deux l'an dernier sur l'autre banc). Le derby de Milan se joue à onze contre onze, et c'est l'équipe entraînée par Leo qui perd à la fin.

Soutien de Moratti
Son président lui a maintenu sa confiance dans la nuit d'hier, après un long entretien avec son technicien. « Ma considération pour lui n'a pas changé, assure Massimo Moratti. Nous avons aussi connu des victoires. C'est une personne intelligente, il se fait son expérience, même si celle-là n'est pas des plus faciles. Maintenant, il faut qu'on se relance. »
Leo sonne la charge. « Nous avons 5 points de retard (en série A), dit-il, il reste sept matches, il n'y a pas de quoi désespérer. Pour la Ligue des champions, ça devient peu réaliste d'imaginer gagner 4-0 à Gelsenkirchen, mais dans le foot on ne sait jamais, on ira là-bas en croyant que c'est possible. » « La première chose, c'est de reposer la tête, estime Leo. Mais les certitudes que nous avions restent. Il faut chercher le déclic qui nous fera repartir. » Dès samedi contre le Chievo Vérone (32e journée).
Son capitaine, Javier Zanetti, est sur la même longueur d'onde. « La défaite est due à un "black-out" en seconde période, dit-il. Maintenant pensons au championnat : nous devons récupérer énergie et concentration. Nous sommes tranquilles, sereins, allons de l'avant la tête haute. Et puis dans le foot, on ne sait jamais... »
Par superstition, ils peuvent toujours rêver de gagner 0-4 chez Schalke 04, mais vu la tournure des événements, il serait plus sage de verrouiller la troisième place de série A, pour être sûrs de retrouver la C1 la saison prochaine.
La légende du « Catenaccio » (cadenas), inventé ici même, en a pris un coup : huit buts encaissés en deux rencontres !L'entraîneur ne veut pas parler spécifiquement de problèmes défensifs (« une telle défaite ne vient jamais d'une seule raison »), mais son équipe a concédé 31 buts en 21 matches, une statistique indigne d'un champion, et loin de l'imperméabilité de l'Inter de José Mourinho, qui avait réussi le triplé Ligue des champions-championnat-Coupe d'Italie l'an dernier.Les puissances de l'axe, Walter Samuel (blessé) et Lucio (suspendu mardi), ont trop manqué aux « Nerazzurri ». Leurs remplaçants, Cristian Chivu, exclu, et Andrea Ranocchia, buteur contre son camp, ont été désastreux, même si la défense est une affaire collective.« Depuis trois mois on joue pour gagner, pour marquer, et...
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