Moyen Orient et Monde

Des personnalités israéliennes lancent un plan de paix

Proche-Orient D'ex-chefs du Mossad et du Shin Beth, des universitaires, d'anciens responsables politiques... Tels sont les signataires d'un plan baptisé « Initiative de paix israélienne » lancé hier et prévoyant le retrait de Jérusalem-Est et du plateau syrien du Golan. Un plan se voulant l'écho de l'initiative de paix arabe de 2002.
OLJ
07/04/2011
Un nouveau plan de paix a été présenté hier par une cinquantaine de personnalités israéliennes indépendantes, ont indiqué les médias israéliens.
Ce plan, baptisé « Initiative de paix israélienne », est soutenu par d'ex-chefs du Mossad (Danny Yatom) et du Shin Beth (Yaacov Perry et Ami Ayalon), les services secrets intérieur et extérieur, un ex-chef d'état-major (Amnon Lipkin-Shahak), des universitaires, des hommes d'affaires, l'ex-numéro un travailliste Amram Mitzna et Youval Rabin, fils du défunt Premier ministre Yitzhak Rabin. Il se veut une réponse à l'Initiative de paix arabe jusqu'ici ignorée par Israël. Ce plan lancé en 2002 par l'Arabie saoudite, entériné par la Ligue arabe, offre à Israël une normalisation de ses relations avec l'ensemble des pays arabes en échange d'un retrait total des territoires occupés depuis 1967 et d'une « solution juste » pour les réfugiés palestiniens.
Selon le plan des personnalités israéliennes, des compensations financières seraient versées aux réfugiés palestiniens, dont un certain nombre pourraient retrouver leurs foyers perdus après la création d'Israël. Israël devrait en outre accepter un État palestinien dans la bande de Gaza et pratiquement toute la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est (occupée et annexée en 1967), hormis les nouveaux quartiers de colonisation juive érigés dans ce secteur. Ce plan prévoit également un retrait israélien de l'ensemble du Golan, en échange de garanties sécuritaires régionales et de projets économiques. Les dernières négociations entre la Syrie et Israël se sont déroulées par l'intermédiaire de la Turquie, mais ont été suspendues fin 2008 après l'offensive israélienne sanglante à Gaza ( « Plomb durci » ).
« Israël ne peut pas continuer à éviter de répondre qu'il est prêt à discuter d'une paix globale », a déclaré Yaacov Perry lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv pour le lancement de ce plan et dont les propos étaient diffusés par la radio publique. « Aucun d'entre nous ne s'imagine que nous allons vers un traité et que nous arriverons à la paix du jour au lendemain », a-t-il ajouté. « Le temps presse, notre statut dans le monde se dégrade », a prévenu Moshe Shahal, ex-ministre travailliste, ajoutant : « Nous sommes perçus non seulement comme rejetant la paix mais comme ceux qui sont déterminés à ne pas conclure d'accord. »
« Nous encourageons les voix qui appellent à la fin de l'occupation. La présence de telles voix en Israël est importante pour nous », a déclaré le négociateur palestinien Mohammad Chtayyeh, interrogé sur cette initiative par la radio officielle Voix de la Palestine. « Néanmoins, je ne pense pas qu'il y ait besoin de nouvelles idées », a-t-il ajouté. « La solution est très claire et passe par la fin de l'occupation, l'établissement d'un État palestinien indépendant et le droit au retour des réfugiés », a-t-il conclu.
(Source : AFP)

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