Ce déplacement, qui n'avait pas été annoncé, est son premier en Irak depuis septembre. M. Gates est arrivé vers 21H30 (18H30 GMT) en provenance d'Arabie saoudite.
Durant son séjour, qui doit durer jusqu'à vendredi, M. Gates doit rencontrer le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, et le président Jalal Talabani. Il aura aussi des entretiens vendredi dans le nord du pays avec le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, selon son entourage.
Il apportera un "message de soutien aux dirigeants irakiens pour la fin du processus de formation du gouvernement, particulièrement en ce qui concerne les ministères touchant à la sécurité, et son soutien pour faire avancer les accords de réconciliation", a affirmé à des journalistes un haut responsable américain de la défense sous couvert d'anonymat.
"Le ministre insistera sur le fait qu'il est important que nous ayons un homologue parce qu'il y a des choses à faire et que c'est dans l'intérêt des deux pays de s'assurer que les forces irakiennes soient en place à la fin 2011", a-t-il ajouté.
Plus de neuf mois après les deuxièmes élections législatives depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, un nouveau gouvernement a finalement été investi en décembre.
Mais l'accord de partage du pouvoir conclu en novembre entre les différents partis n'a pas été intégralement mis en oeuvre et les portefeuilles stratégiques de la Défense, de l'Intérieur et de la Sécurité nationale n'ont toujours pas été attribués.
La mission de combat des Etats-Unis, qui ont compté jusqu'à 170.000 soldats en Irak, a pris fin en août 2010. Les Etats-Unis comptent actuellement moins de 50.000 hommes en Irak, qui se consacrent essentiellement à la formation de l'armée et la police irakiennes.
Tous doivent avoir quitté le pays d'ici à la fin de l'année. Mais les Etats-Unis affirment vouloir développer un partenariat de long terme avec l'Irak.
Interrogé sur un éventuel prolongement de la mission américaine en Irak, le haut responsable américain a répété que le secrétaire à la Défense n'excluait pas un tel scénario mais qu'il revenait à Bagdad d'en faire la demande.
Si les Irakiens le demandaient, ce serait "dans leur intérêt de ne pas tarder" car la fin de la mission approche. "La balle est dans leur camp."
Les violences ont nettement diminué en Irak ces dernières années mais la situation est encore loin d'être stabilisée sur le plan de la sécurité.
L'Irak a connu la semaine dernière son attaque la plus sanglante depuis août, quand un commando a pris d'assaut le siège du conseil de la province de Salaheddine, au nord de Bagdad. L'opération, revendiquée par la branche irakienne d'Al-Qaïda, a fait au moins 58 morts et 97 blessés.
Après 2011, les forces irakiennes continueront de faire face à la présence d'Al-Qaïda et d'autres groupes extrémistes, a estimé le responsable de la Défense, mais Washington estime que les défis les plus importants concerneront "leur défense extérieure".
Le chef d'état-major irakien, le général Babaker Zebari, avait estimé en août 2010 que ses forces ne seraient pas en mesure d'assurer pleinement la sécurité avant 2020.


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