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Moyen Orient et Monde - Libye

Les combats font rage dans la ville pétrolière de Brega

Nouvelle défection dans l'entourage de Kadhafi : Ali Triki, le doyen des diplomates, démissionne.

Des rebelles entraînent des civils sur l’utilisation des armes, pour combattre les forces pro-Kadhafi.  Mahmud Hams/AFP

D'intenses combats ont fait rage hier aux portes de Brega entre les rebelles et les forces loyales à Mouammar Kadhafi. Comme ces derniers jours, les combats à l'Est se concentraient autour du site pétrolier de Brega, à 800 km de Tripoli et à 240 km au sud de Benghazi, bastion de l'opposition. Après s'être emparés de l'Université du pétrole, un énorme campus à l'entrée est de la ville, les rebelles ont dû se replier sous le feu des pro-Kadhafi. De fortes explosions résonnaient en provenance des positions de ces derniers, tandis que des avions de l'OTAN, dont les frappes aériennes ont freiné ces derniers jours la contre-offensive des forces loyalistes vers l'est, survolaient la région. « La situation est bonne, nous sommes aux portes de Brega », a assuré un militaire se présentant comme un « colonel » de la rébellion mais refusant que son nom soit cité. « L'armée du dictateur se replie, nous aurons le contrôle de la ville sous peu. » Les insurgés avaient rapidement progressé vers l'ouest il y a une semaine avant de reculer à nouveau sous la pression des loyalistes.
Par ailleurs, pour la première fois depuis le début de l'intervention internationale le 19 mars, neuf rebelles et quatre civils, dont trois étudiants en médecine, ont été tués vendredi soir par une frappe de l'OTAN à une quinzaine de kilomètres à l'est de Brega. L'Alliance atlantique, qui a pris jeudi le commandement des opérations militaires en soutien de la rébellion, a annoncé samedi qu'elle « examinait » les informations sur cette possible bavure. Selon un responsable politique d'Ajdabiya, à 80 km à l'est de Brega, un avion de la coalition a ouvert le feu sur un convoi de cinq ou six véhicules, dont une ambulance. Le pilote a sans doute pensé avoir été visé par les tirs de joie d'un rebelle à bord du convoi. Les rebelles ont été enterrés dans une grande tombe collective creusée dans le sable et délimitée par des pierres.
Au sud-ouest de Tripoli, des habitants de Ketla ont annoncé que la ville avait été visée vendredi et samedi par des dizaines de roquettes Grad des forces loyales au colonel Kadhafi, qui ont fait plus d'une trentaine de morts.
En outre, un navire turc a évacué hier 250 personnes blessées de la ville de Misrata assiégée par les forces fidèles à Mouammar Kadhafi, a annoncé un diplomate turc.
À l'autre extrémité du pays, une délégation de diplomates britanniques est arrivée samedi soir dans le fief rebelle de Benghazi (Est) « pour entrer en contact avec des personnalités, dont le Conseil national de transition » (CNT), organe représentatif de la rébellion, selon Londres. Cette délégation est arrivée près d'un mois après l'envoi d'une première mission britannique le 6 mars à Benghazi, qui avait tourné court : les diplomates et les membres des forces spéciales britanniques qui la composaient avaient été arrêtés par les insurgés peu après leur arrivée par hélicoptère. Ils avaient dû quitter la Libye peu après. La nouvelle délégation britannique « s'appuiera sur le travail de la précédente équipe et tentera d'obtenir des informations sur le CNT, ses objectifs et plus généralement sur ce qui se passe en Libye », a expliqué un porte-parole du Foreign Office joint à Londres.
Si l'armée de Kadhafi résiste aux assauts des rebelles sur le terrain, le pouvoir libyen a connu un nouveau revers politique et diplomatique avec la démission d'un conseiller du colonel Kadhafi, Ali Tikri, doyen des diplomates et ancien « M. Afrique » du dirigeant libyen. Ce diplomate de haut rang, ancien ministre des Affaires étrangères et des Affaires africaines, ambassadeur de Libye à l'ONU, n'a toutefois pas dit s'il rejoignait le camp des rebelles, a indiqué la Ligue arabe au Caire.

Un émissaire de Kadhafi en Grèce
Pour sa part, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Obeïdi, s'est rendu hier à Athènes pour remettre un message de Mouammar Kadhafi au Premier ministre grec, Georges Papandréou, a-t-on appris hier de source gouvernementale grecque. Le chef de gouvernement grec s'était entretenu samedi au téléphone avec son homologue libyen, al-Baghdadi Ali al-Mahmoudi. Georges Papandréou a également conversé samedi au téléphone avec son homologue du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani, dont le pays participe à l'opération aérienne alliée en Libye. Dimanche, il a parlé avec ses homologues turc et britannique, Recep Tayyip Erdogan et David Cameron.
Auparavant, une source proche des services de sécurité tunisiens avait indiqué que le n° 2 de la diplomatie libyenne s'était rendu à l'aéroport tunisien de Djerba pour prendre un avion pour Athènes.
(Source : agences)

D'intenses combats ont fait rage hier aux portes de Brega entre les rebelles et les forces loyales à Mouammar Kadhafi. Comme ces derniers jours, les combats à l'Est se concentraient autour du site pétrolier de Brega, à 800 km de Tripoli et à 240 km au sud de Benghazi, bastion de l'opposition. Après s'être emparés de l'Université du pétrole, un énorme campus à l'entrée est de la ville, les rebelles ont dû se replier sous le feu des pro-Kadhafi. De fortes explosions résonnaient en provenance des positions de ces derniers, tandis que des avions de l'OTAN, dont les frappes aériennes ont freiné ces derniers jours la contre-offensive des forces loyalistes vers l'est, survolaient la région. « La situation est bonne, nous sommes aux portes de Brega », a assuré un militaire se présentant comme un « colonel » de la...
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