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Liban - Réactions

Les Libanais prosyriens rendent hommage à « la sagesse » d’Assad

Les hommages dithyrambiques au régime syrien et au président Bachar el-Assad se sont poursuivis hier dans les milieux du 8 Mars.
L'ancien Premier ministre Omar Karamé a ainsi condamné dans le cadre d'un entretien téléphonique, jeudi soir, avec le président Assad « les complots et les machinations sordides qui veulent porter atteinte à la Syrie ». M. Karamé a « félicité le directoire syrien pour sa sagesse dans la gestion des événements, rendant hommage à l'éveil du peuple syrien qui a fait échec aux complots suspects et a fait preuve d'attachement à l'unité nationale et à la stabilité politique et sociale dont jouit la Syrie », selon son bureau de presse.
L'ancien ministre Wadih el-Khazen a lui aussi conversé par téléphone avec le président Assad, saluant « la confiance renouvelée en sa personne, exprimée par ces scènes de soutien populaire à sa politique et à ses aspirations nationales ». M. Khazen a également exprimé « sa solidarité » avec le président syrien, parce que « ce qui nuit à la Syrie nuit au Liban, et ce qui conforte la Syrie conforte le Liban ».
Le président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a lui aussi exprimé son soutien à la Syrie « parce qu'il s'agit d'un État qui fait rempart à Israël et qui résiste ». « Le discours du président Bachar el-Assad était un baume qui est venu répondre aux revendications des gens et réaliser leurs aspirations », a indiqué cheikh Kabalan dans son prêche du vendredi.
L'ancien député de Beyrouth Nasser Kandil, qui s'exprimait hier à Nabatiyeh, a pour sa part estimé qu'« en Syrie, le peuple protège le président et ce dernier protège le régime ». « Dans tous les autres pays arabes, le peuple mène une intifada contre le régime qui protège le président. C'est pourquoi, en ce qui concerne la Syrie, nous n'avons aucune crainte », a indiqué M. Kandil.
Quant au chef du Parti du dialogue national, Fouad Makhzoumi, il a souhaité que « la Syrie ressorte plus forte encore de la crise actuelle », rendant hommage « à la sagesse du directoire syrien et à la foi du président Bachar el-Assad dans la réforme interne ».
Sur un tout autre plan, le président du Courant du changement, Élie Mahfoud (14 Mars), a dénoncé hier les accusations d'ingérences dans les affaires syriennes dirigées au Liban contre le 14 Mars. M. Mahfoud a qualifié ce discours accusateur de « cacochymie politique ». « Nous sommes ceux qui avons le plus souffert des ingérences étrangères dans nos affaires, et la Syrie est peut-être le pays qui s'est ingéré le plus dans nos affaires depuis les années 80 et jusqu'à ce jour. C'est parce que nous avons souffert de ces ingérences, et que nous continuons d'en souffrir, que nous ne permettrons pas de nous immiscer dans des affaires qui ne nous concernent pas », a-t-il dit. « D'autre part, nous souffrons des images de répression du peuple syrien en révolte contre son régime, qui réclame la liberté et qui se tient seul dans sa bataille, alors que beaucoup ont soutenu les autres intifadas arabes (...) », a poursuivi M. Mahfoud. « Nous avons encore plus souffert, jusqu'à la honte, de ce silence et de cette absence de soutien des individus arabes, comme autant de faux témoins, face à ce qui se produit en Syrie, alors même qu'ils se sont solidarisés avec les peuples égyptien, libyen et tunisien », a-t-il ajouté. « Nul ne peut soutenir la révolution égyptienne et se taire concernant la révolte de Deraa. La liberté est indivisible. Elle ne peut pas être bonne pour le peuple égyptien et mauvaise pour le peuple algérien, par exemple. Elle ne peut pas être bonne pour le peuple libyen et mauvaise pour le peuple syrien », a-t-il souligné. « En tant que libanais, nous ne nous permettons pas d'intervenir dans les affaires des autres comme nous n'acceptons pas que d'autres interviennent dans nos affaires. Mais cela ne nous empêche pas de soutenir le principe de la liberté des peuples, de tous les peuples sans exception, notamment le peuple syrien. Sinon, que ceux qui ont soutenu toutes les autres intifadas retirent ce soutien s'ils sont tellement embarrassés par le mouvement du peuple syrien », a conclu M. Mahfoud.
Le député du 14 Mars Ahmad Fatfat a lui aussi souligné que « nous rejetons toute ingérence syrienne dans les affaires libanaises, et vice versa ». Il a estimé que les propos selon lesquels il y aurait un trafic d'armes du Liban vers la Syrie sont « honteux et risibles ». « Il s'agirait d'abord d'une insulte aux deux armées libanaise et syrienne si cela était véritablement le cas », a noté M. Fatfat.
L'ancien Premier ministre Omar Karamé a ainsi condamné dans le cadre d'un entretien téléphonique, jeudi soir, avec le président Assad « les complots et les machinations sordides qui veulent porter atteinte à la Syrie ». M. Karamé a « félicité le directoire syrien pour sa sagesse dans la gestion des événements, rendant hommage à l'éveil du peuple syrien qui a fait échec aux complots suspects et a fait preuve d'attachement à l'unité nationale et à la stabilité politique et sociale dont jouit la Syrie », selon son bureau de presse.L'ancien ministre Wadih el-Khazen a lui aussi conversé par téléphone avec le président Assad, saluant « la confiance renouvelée en sa personne, exprimée par ces scènes de soutien populaire à sa politique et à ses aspirations nationales ». M. Khazen a également exprimé...
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