« Les élections législatives se tiendront en septembre », a déclaré le général Mamdouh Chahine, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA), ajoutant que la date du scrutin présidentiel serait annoncée après cette échéance. La presse égyptienne a évoqué, quant à elle, la possibilité que la présidentielle se tienne en septembre 2012. Le général Chahine a assuré que les forces armées feraient aujourd'hui ou demain une déclaration précisant les conditions de la transition. Il a aussi déclaré que ces élections « ne se tiendraient pas sous l'état d'urgence », laissant entendre que ce dispositif très décrié, maintenu tout au long de la présidence de M. Moubarak, serait levé d'ici à septembre.
De nombreuses voix s'étaient élevées pour juger irréaliste le délai de six mois initialement envisagé pour établir une transition véritablement démocratique. Des élections dans un délai trop court pourraient favoriser les Frères musulmans, force la mieux organisée du pays, ainsi que les anciens du parti de M. Moubarak aux réseaux encore influents. Mais des élections trop éloignées ont aussi ravivé les craintes de voir les militaires s'éterniser au pouvoir, contrairement à leurs promesses.
Parallèlement, l'armée a promulgué une version amendée de la loi sur les partis, facilitant la formation des partis politiques mais interdisant toujours leur constitution sur des bases religieuses, a encore annoncé le général Chahine. En outre, le couvre-feu imposé dans les villes du Caire, d'Alexandrie et de Suez a été allégé pour ne durer que trois heures, a rapporté l'agence MENA.
L'armée a par ailleurs assuré que M. Moubarak et sa proche famille étaient en résidence surveillée en Égypte, sans mentionner d'endroit précis, démentant ainsi des rumeurs persistantes selon lesquelles le raïs déchu serait parti en Arabie saoudite pour un traitement anticancéreux. Enfin, l'armée, accusée par Amnesty International d'avoir torturé des manifestantes en leur infligeant notamment des « tests de virginité », a annoncé avoir ouvert une enquête. « Nous n'utilisons pas la violence », a affirmé le général Chahine. « S'il y a eu des violations de la part de certains militaires, ils seront interrogés », a-t-il conclu.
(Source : AFP)


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