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Culture - Signature

Radioscopie de femmes

Gisèle Eid Khayata signera son ouvrage « Cris...se de femmes » demain, samedi, au restaurant al-Tawlet (Mar Mikhaël), entre 18 et 20 heures. Près de cinquante portraits féminins y sont croqués à travers des anecdotes de vie amusantes.

Avec pudeur et tendresse pour la gent féminine, Gisèle Eid Kayata évoque dans Cris...se de femmes (éditions Fides), dans un style toujours débridé et parfois franchement volage, des femmes au bord de la crise de nerfs à la façon Pedro Almodovar. Réaliste et percutante, l'écriture au souffle de Méditerranée est à la fois fraîche et chaleureuse.
Journaliste, enseignante et animatrice d'ateliers d'écritures, l'auteure libano-canadienne, qui partage son temps entre les deux pays, a l'esprit en balade, l'écriture voyageuse. Dans sa tête, des images qui se bousculent, des paysages différents qui défilent et surtout deux cultures qui cohabitent. Mais son cœur, si souvent en valise, penche, dans ses battements, pour le pays du Cèdre.
Avec une exubérance sans tabous, Gisèle Kayata Eid étale ses joies, ses cris et ses émois sur ces pages illustrées par Daniel Sylvestre. Sans jamais citer des lieux ou des époques, elle parle du Liban et de son échantillonnage de femmes en mettant en évidence la difficulté et l'ambiguïté d'être orientale «La cinquantaine de femmes qui signent ces instantanés de vie sont orientales dans l'âme, dit Eid dans son avant-propos (...). Héritières de convenances sociales contraignantes, victimes d'une conjoncture souvent pénible, en lutte pour imposer leur vie professionnelle, elles n'en demeurent pas moins pétries de tendresse, maternelles, voire romanesques.»

Entre deux cultures
Cette galerie de portraits où l'auteure n'épargne aucun détail est comme le cri d'une femme confrontée à cette relation inégalitaire des deux sexes.
Avec une pointe d'ironie, un zeste d'amertume et une pincée de sel, le mélange se présente aux saveurs relevées. Il y a la maman nostalgique de sa fille devenue grande et ayant abandonné la maison parentale. Celle qui compte ses calories autant que ses rides devant le miroir. Il y a celle qui passe son temps devant les fourneaux en rêvant de jours meilleurs et celle qui veut défier le temps et accrocher le regard des hommes malgré ce temps ravageur. Il y a, par ailleurs, les fainéantes qui jacassent et celles qui triment en silence. Mais il y a aussi la tantine, la mémé, la nounou et même la voisine dont les anecdotes de vie sont émaillées d'un ton mi-badin, mi-grave. Gisèle Eid Kayata leur rend hommage à toutes et défie avec malice celle qui ne se retrouverait pas dans l'une d'entre elles.
C. K.
Avec pudeur et tendresse pour la gent féminine, Gisèle Eid Kayata évoque dans Cris...se de femmes (éditions Fides), dans un style toujours débridé et parfois franchement volage, des femmes au bord de la crise de nerfs à la façon Pedro Almodovar. Réaliste et percutante, l'écriture au souffle de Méditerranée est à la fois fraîche et chaleureuse. Journaliste, enseignante et animatrice d'ateliers d'écritures, l'auteure libano-canadienne, qui partage son temps entre les deux pays, a l'esprit en balade, l'écriture voyageuse. Dans sa tête, des images qui se bousculent, des paysages différents qui défilent et surtout deux cultures qui cohabitent. Mais son cœur, si souvent en valise, penche, dans ses battements, pour le pays du Cèdre. Avec une exubérance sans tabous, Gisèle Kayata Eid étale ses joies, ses cris et ses...
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