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Culture - Festival Al-Bustan

Le Chœur de Sofia, à la gloire du Créateur

Sous la direction de Miroslav Popsavov, le Chœur orthodoxe de Sofia a présenté un programme de chants liturgiques dans l'église Saint-Élie des grecs-orthodoxes à Rabieh. Des instants divins dans une atmosphère de recueillement.

Ils sont plus d'une quinzaine de choristes bulgares. Des hommes d'âges différents. Assemblés sous la houlette du chef de chœur Miroslav Popsavov dans cette église grecque-orthodoxe de Rabieh, ils vont présenter à l'assistance, pendant plus d'une cinquantaine de minutes, des chants liturgiques extraits de différentes messes byzantines ainsi que quelques chants bulgares anciens.
Il y a un parfum de cierges brûlés au fond de l'église qui se mélange avec de vagues arômes d'encens et d'encaustique. L'église est une nouvelle bâtisse, mais qu'importe? Le divin doit-il émaner seulement des anciennes pierres? D'ailleurs, il faut saluer au passage les efforts déployés par la présidente du festival, Myrna Boustani, et les organisateurs qui effectuent des repérages bien avant la tenue du festival et s'enquièrent de la qualité de l'acoustique afin d'offrir aux invités le meilleur choix. Cette migration du festival dans ces lieux sacrés permet non seulement une différente écoute musicale de certaines performances, mais également un tourisme religieux autre.

Prière universelle
Sous la grande coupole qui abrite l'image de la Sainte Vierge, les choristes en aube couleur lie-de-vin vont sacraliser l'instant. Il y a quelque chose de magique dans l'air. Ce doux air de spiritualité qui plonge l'assistance dans un silence absolu. On n'oserait pas applaudir pour ne pas le briser. Miroslav Popsavov, habitué à diriger différents chœurs, rythme l'espace. Le Chœur orthodoxe de Sofia a choisi de donner pour cette seconde soirée - la première ayant été donnée la veille en l'église Saint-Georges du centre-ville avec, pour thème, uniquement des chants de vêpres - des extraits de différentes messes byzantines, ainsi que quelques autres morceaux, notamment le dernier sublime de Sergeï Prokofiev, For Many Years.
Tour à tour, les choristes entonneront des psaumes, des litanies, mais aussi des hymnes à la Vierge. Glorifier Dieu dans toute sa grandeur, tels sont les cantiques qui s'élèvent puissants pour résonner dans tous les cœurs, et nul n'aura besoin de comprendre le vieux slave pour se joindre au cercle spirituel que le chœur a formé.
À certains moments, en fermant bien les yeux, l'on pourrait croire qu'un orgue dissimulé quelque part résonne en écho. Ce n'est que le timbre bas des choristes qui, d'une seule voix, d'un seul ton, murmurent a cappella ces louanges si belles. La musique est certes un langage universel. Avec le Chœur de Sofia, elle est plus que cela. Elle devient prière et silence. Elle est ce creuset où se mêlent tous les émotions, bonheur, allégresse, mais aussi profonds tourments. Des instants d'exaltation pure.
Ils sont plus d'une quinzaine de choristes bulgares. Des hommes d'âges différents. Assemblés sous la houlette du chef de chœur Miroslav Popsavov dans cette église grecque-orthodoxe de Rabieh, ils vont présenter à l'assistance, pendant plus d'une cinquantaine de minutes, des chants liturgiques extraits de différentes messes byzantines ainsi que quelques chants bulgares anciens.Il y a un parfum de cierges brûlés au fond de l'église qui se mélange avec de vagues arômes d'encens et d'encaustique. L'église est une nouvelle bâtisse, mais qu'importe? Le divin doit-il émaner seulement des anciennes pierres? D'ailleurs, il faut saluer au passage les efforts déployés par la présidente du festival, Myrna Boustani, et les organisateurs qui effectuent des repérages bien avant la tenue du festival et s'enquièrent de la qualité de...
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