Nina Kotova, une violoncelliste de grand talent.
Pour la circonstance, c'est-à-dire la clôture en grande pompe de ces cycles de concerts, la violoncelliste russe Nina Kotova, vivant actuellement aux États-Unis, formée entre le Conservatoire de Moscou et la Haute école de musique de Cologne, en Allemagne, interprétera le très romantique et virtuose Concerto n°1 en la mineur op 33 pour violoncelle et orchestre de Camille Saint-Saëns.
Petite présentation de cette musicienne au talent immense qui, à l'âge de 17 ans, avait déjà emporté haut la main le Concours de Prague pour sa prestation exceptionnelle. Une consécration qui lui a ouvert toutes grandes les portes des salles de musique les plus prestigieuses au monde.
Par ailleurs, Nina Kotova a donné la réplique à plus d'un orchestre international et on cite volontiers parmi ses performances le coup d'archet qui a accompagné, entre autres, l'Orchestre national russe, l'Orchestre philharmonique de Chine, l'Orchestre de la BBC, l'Orchestre symphonique de Budapest, de Dallas, du Gulbenkian (de Lisbonne), l'Orchestre Mozart de Salzbourg... Elle s'est produite sur la place Rouge de Moscou et devant la famille impériale du Japon.
Donnant des «masterclass» partout au monde et compositrice, la violoncelliste a aussi à son actif des enregistrements sur CD (Delos, Philips et Sony Classics, ainsi que Deutsche Grammophon), dont un concerto de Dvorak avec un orchestre philharmonique dirigé par maestro Andrew Litton.
Quant au Philharmonique national libanais, sous la direction de Gianluca Marciano (qui n'est plus à présenter ni aux festivaliers du Bustan ni aux mélomanes libanais), il fera retentir des pages de Frantz Liszt (La rhapsodie hongroise n°2) et de Wagner, dont un arrangement de L'Anneau de Niebelung par Henk de Vlieger.
Du Crépuscule des Dieux à la chevauchée des Walkyries, en passant les émois de Siegfried, il y a là tout l'admirable et ravageur souffle wagnérien.


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