Ribéry et Évra n’ont plus porté le maillot de l’équipe nationale depuis le fiasco sud-africain. Les deux joueurs, en grande forme dans leurs clubs respectifs, vont bénéficier de la confiance du sélectioneur Blanc qui les surveille de très près. Franck Fife/AFP
Évra comme Abidal ?
Le joueur de Manchester United a été aligné avec la défense titulaire (aux côtés du trio Sagna-Mexès-Rami) lors de la majeure partie de l'entraînement d'hier et devrait donc débuter au Luxembourg. Mais Blanc, qui a aussi testé l'option Clichy en toute fin de séance, a visiblement quelques hésitations à relancer le joueur de Manchester United dans le grand bain.
La jurisprudence Abidal, non sanctionné par la FFF après la grève de l'entraînement de la Coupe du monde, pourrait toutefois s'appliquer à Evra. Le défenseur du FC Barcelone avait été incorporé au sein de l'équipe dès son retour en bleu, le 17 novembre en Angleterre (2-1), et semblait installé dans le couloir gauche avant son opération pour un tumeur au foie.
Mais Blanc doit également tenir compte de l'équilibre de son groupe et du message qu'il transmet à son jeune groupe. Il est d'ailleurs fort probable qu'Évra n'aurait pas été convoqué sans les soucis de santé d'Éric Abidal. Peut-il dans ces conditions retrouver d'emblée une place dans le onze de départ, ce qui pourrait alimenter certaines frustrations dans le groupe ?
D'un strict point de vue sportif, la titularisation de Patrice Évra (29 ans, 32 sélections) va de soi. Indéboulonnable à Manchester United, en tête du championnat d'Angleterre et qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, Évra semble largement au-dessus de Clichy, sa doublure au Mondial. Reste l'argument moral et la question de l'équilibre du groupe France, bâti par Blanc depuis août 2010.
Le retour du duo Nasri-Gourcuff
Absent sur blessure face au Brésil, le 9 février (1-0), Samir Nasri va retrouver logiquement sa place de titulaire, juste derrière l'indéboulonnable Benzema, meilleur buteur de l'ère Laurent Blanc (4 buts) et dans une forme éblouissante au Real Madrid.
Mais pour affronter les modestes Luxembourgeois, le sélectionneur devrait aller encore plus loin, fidèle à sa philosophie offensive, en maintenant sa confiance à Gourcuff.
Malgré ses soucis d'adaptation à Lyon, l'ancien Bordelais a toujours la confiance du sélectionneur, qui a en tête le souvenir de l'Angleterre-France du 17 novembre.
Ce soir-là à Wembley, le duo Nasri-Gourcuff avait amené une touche technique qui avait fini par terrasser les Anglais. Mais Gourcuff jouera gros, Blanc, son soutien indéfectible jusqu'ici, ayant admis lors de la divulgation de sa liste qu'« il y aura des bilans à faire en toute objectivité et aucun sentiment n'aura sa place. »


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