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Libye: les Canadiens renoncent à une attaque pour épargner des civils

Les pilotes de chasse canadiens qui ont effectué mardi leur deuxième mission en Libye ont renoncé à bombarder un aérodrome pour ne pas risquer de toucher des civils, a indiqué mardi un haut responsable militaire.
Les équipages de deux CF-18 chargés d'attaquer un aérodrome libyen "sont revenus à la base sans larguer de bombes", a déclaré le général Tom Lawson, chef d'état-major des forces aériennes canadiennes, au cours d'une conférence de presse.
"En arrivant sur zone, les équipages ont jugé que les risques de dommages collatéraux étaient trop élevés. C'était en application directe des strictes règles d'engagement dans le cadre desquelles ils opèrent", a-t-il expliqué.
Le ministre de la Défense Peter MacKay a indiqué au cours de la même conférence de presse qu'Ottawa mettait en place à Naples une structure de coordination nationale comptant 25 membres sous la direction d'un brigadier général. 400 soldats canadiens sont dans la région, dont 240 à bord de la frégate Charlottetown.
Cette structure de coordination doit se déployer "immédiatement" pour coordonner l'action du Canada avec la mission internationale en Libye.
M. MacKay a précisé que les opérations des forces aériennes étaient coordonnées par les Américains, tandis que celles des forces navales l'étaient par l'Otan.
"Certains ont qualifié cette situation d'+hybride+ et comme vous le savez, les discussions continuent à l'Otan" mais "aucune décision n'a été prise jusqu'à présent", a-t-il ajouté.
Enfin, il s'est félicité du vote unanime de la Chambre des communes, lundi soir à Ottawa, en faveur de la participation canadienne à l'opération en Libye.
Les pilotes de chasse canadiens qui ont effectué mardi leur deuxième mission en Libye ont renoncé à bombarder un aérodrome pour ne pas risquer de toucher des civils, a indiqué mardi un haut responsable militaire.Les équipages de deux CF-18 chargés d'attaquer un aérodrome libyen "sont revenus à la base sans larguer de bombes", a déclaré le général Tom Lawson, chef d'état-major des forces aériennes canadiennes, au cours d'une conférence de presse."En arrivant sur zone, les équipages ont jugé que les risques de dommages collatéraux étaient trop élevés. C'était en application directe des strictes règles d'engagement dans le cadre desquelles ils opèrent", a-t-il expliqué.Le ministre de la Défense Peter MacKay a indiqué au cours de la même conférence de presse qu'Ottawa mettait en place à Naples une structure de...