L'engagement de l'Espagne, avec quatre chasseurs-bombardiers F-18 et un avion de ravitaillement, dans cette opération menée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni a été approuvé par 336 députés. Seuls trois députés ont voté contre.
A l'issue du vote, des pacifistes présents dans l'hémicycle, dans les tribunes des spectateurs, ont crié "Non à la guerre", avant d'être évacués.
L'issue du vote ne faisait aucun doute compte tenu de l'avis favorable du principal parti d'opposition, le Parti populaire (PP, droite), à cette participation voulue par le chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.
Les avions espagnols ont déjà mené deux missions pour faire respecter la zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen, lundi et mardi, selon le ministère de la Défense.
Conformément à ce qu'exige la loi espagnole, le parlement doit se prononcer, même à posteriori, sur tout engagement militaire à l'étranger.
L'intervention de la coalition internationale "semble" avoir déjà eu des effets, a déclaré M. Zapatero dans un discours devant les députés, avant le vote.
"Il semble que les attaques sans discernement aient cessé et que les forces armées du régime libyen aient commencé à se replier", a-t-il indiqué, assurant que l'opération répondait strictement à un "principe humanitaire pour défendre les citoyens libyens des attaques des forces armées de leur propre pays".
L'engagement des forces espagnoles a été approuvé pour une durée d'un mois renouvelable pour l'opération aérienne et pour une durée de trois mois pour la mission navale visant à faire respecter l'embargo sur les importations d'armes contre le régime de Mouammar Kadhafi.

