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Liban

Le 14 Mars poursuit ses attaques contre les armes du Hezbollah

Dans les milieux du 14 Mars, on reproche au Hezbollah de « perdre les nerfs ».
L'alliance du 14 Mars a poursuivi hier ses attaques, quotidiennes, contre l'arsenal militaire du Hezbollah, et dans ce cadre, le discours prononcé samedi par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah est venu nourrir la verve polémique du camp adverse.
Le ministre sortant des Affaires sociales, Sélim Sayegh, s'est ainsi déchaîné contre « l'équation du peuple, de l'armée et de la résistance » défendue par le Hezbollah. « On nous a dit hier que c'est cette équation qui a protégé le Liban, tout comme elle a protégé la manifestation du 13 mars et d'autres, comme à Tripoli », a noté M. Sayegh lors d'une inauguration à Zouk Mikaël. « Demain, cette équation va nous protéger tous dans nos maisons, nos biens, nos écoles et nos vergers. Nous n'avons donc qu'à remercier le ciel pour les qualités de cette équation et pour le fait qu'elle est devenue la source de nos libertés », a-t-il ironisé.
« Rassurez-vous, nous a-t-on dit. Il y a une coordination totale entre le peuple, l'armée et la résistance pour protéger le peuple, a ajouté Sélim Sayegh. Mais la question est de savoir contre qui ? En fait il s'agit de protéger le peuple du peuple, puisqu'une partie de ce peuple a des armes et l'autre a tout sauf des armes », a ajouté M. Sayegh.
Et de poursuivre : « Ainsi, la sécurité autonome devient une sécurité nationale par la force du fait accompli. La résistance par consensus devient une sécurité par consensus et si quelqu'un n'est pas satisfait, on change de majorité, on renverse impunément des gouvernements et on se retrouve sans gouvernement, sans responsabilités, sans pouvoir et sans système. Cela s'appelle faire le vide par l'absurde sans que personne ne puisse réclamer des comptes. »
Pour M. Sayegh, « l'équation du peuple, de l'armée et de la résistance ne saurait être concrétisée que si elle se fondait sur tout le peuple et si l'armée disposait d'une autorité politique forte sans lignes rouges quelconques, un jour à Nahr el-Bared, le lendemain à Chiyah, à Jezzine, à Beyrouth ou ailleurs ».
Le député Ahmad Fatfat (Denniyeh) a estimé, pour sa part, que la direction du Hezbollah a « perdu les nerfs après ce flux populaire contre les armes illégales », notamment lors du rassemblement du 13 mars.
« Nous ne descendrons pas jusqu'au niveau très bas auquel est arrivé leur discours », a ajouté M. Fatfat. Répliquant à l'annonce par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de son intention de poursuivre en justice les détracteurs de la « résistance », M. Fatfat a dit : « Qu'il poursuive donc ceux qui ont envahi les rues à Beyrouth en mai 2008, ceux qui tuent des civils et ceux qui ont sévi contre la population de Bourj Abi Haidar. »
« Ce que fait le 14 Mars est plus honorable qu'eux parce qu'il est au service de tout le Liban, a déclaré M. Fatfat. Ils se rendent compte de cela et tous leurs discours finissent par servir notre cause auprès de l'opinion publique et démontrent la rectitude de notre projet face à la bande armée dirigée par le Hezbollah », a lancé M. Fatfat.
Au sujet du gouvernement, il estimé « possible que le 8 Mars se débarrasse du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, et l'échange contre un autre ». Selon lui, cela a été démontré par les propos du secrétaire général du Hezbollah lorsqu'il a affirmé, dans son discours de samedi dernier, que M. Mikati « n'est pas un Premier ministre consensuel et qu'il a été désigné par le 8 Mars ».
Le député Kataëb Élie Marouni a souligné de son côté que le secrétaire général du Hezbollah insiste à « lier le Liban aux axes régionaux et à tous les désaccords interarabes et cela afin de justifier le maintien des armes et écarter toute possibilité de les remettre à l'armée libanaise ».
« Le 14 Mars reste déterminé à édifier l'État libanais et à obtenir le retrait de toutes les armes illégales sur le territoire libanais par les moyens politiques, juridiques et légitimes, en dépit de l'insistance de Hassan Nasrallah à garder son arsenal et à le considérer comme sacré », a ajouté M. Marouni.
S'agissant du dialogue, le député Okab Sakr (Zahlé) a estimé que le rôle de la conférence de dialogue national était « fini » et que « c'est le 8 Mars qui l'a enterré ». « Il faut mettre en place un nouveau dialogue qui soit convaincant pour tous les protagonistes », a souligné M. Sakr.
Il a d'autre part fait valoir que « les convergences d'intérêt entre la Syrie et l'Arabie saoudite », comme par exemple au sujet de la situation à Bahreïn, « ne se feront pas aux dépens du Liban et de sa stabilité ». « Il n'y aura pas de bazar (syro-saoudien) entre le Liban et Bahreïn », a-t-il assuré.
Enfin, le député Hadi Hobeiche (Akkar) a déclaré : « Je ne pense pas qu'on puisse dire que celui qui réclame l'édification de l'État sert les intérêts d'Israël. »
« Que nul ne fasse de la surenchère au sujet d'Israël. Ils (le 8 Mars) savent très bien que l'ennemi israélien souhaite que les armes (du Hezbollah) soient utilisées à l'intérieur et qu'elles entraînent le pays dans une guerre civile », a souligné M. Hobeiche.
L'alliance du 14 Mars a poursuivi hier ses attaques, quotidiennes, contre l'arsenal militaire du Hezbollah, et dans ce cadre, le discours prononcé samedi par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah est venu nourrir la verve polémique du camp adverse. Le ministre sortant des Affaires sociales, Sélim Sayegh, s'est ainsi déchaîné contre « l'équation du peuple, de l'armée et de la résistance » défendue par le Hezbollah. « On nous a dit hier que c'est cette équation qui a protégé le Liban, tout comme elle a protégé la manifestation du 13 mars et d'autres, comme à Tripoli », a noté M. Sayegh lors d'une inauguration à Zouk Mikaël. « Demain, cette équation va nous protéger tous dans nos maisons, nos biens, nos écoles et nos vergers. Nous n'avons donc qu'à remercier le ciel pour les qualités de...
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