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Ban Ki-moon et Washington condamnent la répression des manifestants en Syrie

Les États-Unis et Ban Ki-moon ont fermement condamné dans la nuit de vendredi la violence de la police à l'encontre de manifestants en Syrie, après la mort de quatre personnes dans des manifestations contre le pouvoir, dans un mouvement de contestation sans précédent depuis l'arrivée du président Bachar el-Assad en 2000 et qui se poursuivait dans la journée de samedi.

De nombreux enregistrements vidéo des rassemblements dans plusieurs villes ont été diffusées sur Facebook./Photo AFP tiree d'une vidéo Youtube.

"Les États-Unis condamnent fermement les violences commises aujourd'hui en Syrie et appellent le gouvernement syrien à autoriser les manifestations pacifiques", avait déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Tommy Vietor.
"Les responsables des violences d'aujourd'hui auront des comptes à rendre. Les États-Unis défendent une série de droits universels, comme la liberté d'expression et de rassemblement. Nous croyons que tous les gouvernements, la Syrie comprise, doivent répondre aux aspirations légitimes des peuples", a-t-il ajouté.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a jugé "inacceptable" le recours à la force contre des manifestants pacifiques.

Samedi, une page Facebook, qui avait lancé les appels aux manifestations qui ont eu lieu vendredi dans plusieurs villes de Syrie, a appelé à des manifestations à Homs, à 160 km au nord de Damas.
"Nous avons coordonné nos actions, et nous nous sommes mis d'accord. Les manifestations commenceront à la mosquée Dalati à Homs à midi et les manifestants se dirigeront ensuite vers les souks", ont indiqué des organisateurs non identifiés.
Cet appel est lancé sur une page Facebook intitulée "La révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011", qui compte près de 55 000 membres.
Il intervient au lendemain de manifestations dans plusieurs villes syriennes, notamment à Deraa, dans le sud, où les forces de l'ordre avaient tiré à balles réelles sur les manifestants, tuant quatre d'entre eux, selon un militant des droits de l'Homme sur place.
Des manifestations avaient eu lieu également à Homs et dans la ville côtière Banias.
L'agence syrienne officielle Sana a évoqué des actes de sabotage et des violences à Deraa: "Certains ont profité d'un rassemblement à Deraa, près de la mosquée al-Omari, pour provoquer l'anarchie par des actes de violence, provoquant des dégâts matériels", a-t-elle affirmé.
Un autre groupe sur Facebook, baptisé "La révolution du 15 mars", a imputé à l'État la responsabilité des morts.
"Nous annonçons que nous allons poursuivre samedi nos manifestations pacifiques pour demander la liberté (...) et la libération des prisonniers de conscience", affirme le groupe dans un communiqué diffusé sur Facebook.
Il a appelé notamment à des protestations samedi à midi dans les villes syriennes.

Par ailleurs, les forces de sécurité syriennes ont eu recours, samedi, à des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de personnes qui tentaient de gagner le centre ville de Deraa, dans le sud du pays, à l'issue des funérailles de deux manifestants tués la veille, a rapporté un journaliste de Reuters.
Des milliers de personnes ont participé aux funérailles au cours desquelles ont été scandés des appels en faveur de la liberté. "Dieu, la Syrie, la liberté. Quiconque tue son propre peuple est un traître", ont crié les manifestants en suivant les dépouilles de Wissam Ayyache et de Mahmoud al Djaouabra.
À la sortie d'une mosquée de la ville, certaines d'entre elles ont décidé de gagner le centre ville.

La Syrie avait été jusqu'à présent épargnée par la contestation qui a secoué le monde arabe. Personne n'avait bravé la loi d'urgence en vigueur dans le pays depuis 1963 lors d'un premier appel pour une journée de la colère en Syrie le 4 février.
Les manifestants réclament plus de liberté et de démocratie dans le pays où les inégalités se sont accentuées, la pauvreté touchant 14% des 22 millions de Syriens. "Nous réclamons nos droits, la dignité pour les Syriens", annonçait la page Facebook.
La capitale syrienne avait déjà connu deux petites manifestations violemment dispersées cette semaine. Mercredi, 34 personnes avaient été arrêtées lors d'un rassemblement de proches de prisonniers politiques. Trente-deux d'entre elles ont été inculpées jeudi d'"atteinte au prestige de l'État", selon une organisation de défense des droits de l'Homme.

"Les États-Unis condamnent fermement les violences commises aujourd'hui en Syrie et appellent le gouvernement syrien à autoriser les manifestations pacifiques", avait déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Tommy Vietor."Les responsables des violences d'aujourd'hui auront des comptes à rendre. Les États-Unis défendent une série de droits universels, comme la liberté d'expression et de rassemblement. Nous croyons que tous les gouvernements, la Syrie comprise, doivent répondre aux aspirations légitimes des peuples", a-t-il ajouté.
De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a jugé "inacceptable" le recours à la force contre des manifestants pacifiques.
Samedi, une page Facebook, qui avait lancé les appels aux manifestations qui ont eu lieu vendredi dans plusieurs villes de Syrie, a...