"Hillary Clinton t'es pas la bienvenue, dégage", "pas de colonisation après la révolution", "Non à la tutelle américaine en territoire islamique" ont scandé les manifestants mettant en garde contre "toute intervention américaine dans la crise libyenne".
"Elle est venue avant les élections pour imposer la stratégie américaine en Tunisie mais elle peut rêver! Nous avons réussi à faire fuir un dictateur et nous savons aussi comment protéger notre pays", a déclaré à l'AFP Naziha Bahri, 60 ans.
Devant le ministère des Affaires étrangères, entre 30 et 50 manifestants ont brûlé une photo de la secrétaire d'Etat en criant des slogans anti-américains. Des effectifs de la police et de l'armée avaient été déployés et aucun incident n'a été constaté par l'AFP.
Pour son premier déplacement dans la Tunisie post-Ben Ali, Hillary Clinton, arrivée mercredi soir en Tunisie, a estimé que les "espoirs" suscités par la révolution tunisienne doivent désormais se transformer en "résultats".
"Cette révolution a suscité tellement d'espoirs, nous devons maintenant les transformer en résultats, et cela passera par une réforme économique et une réforme politique", a-t-elle déclaré en visitant un site du Croissant-Rouge tunisien à Tunis.
Selon Radhia Nasraoui, avocate et militante des droits de l'Homme, "les Tunisiens ont fait leur révolution par leurs propres moyens, ils sont capables de construire leur nouvelle Tunisie sans l'intervention de personne".
"Nous refusons l'ingérence américaine en Libye. Il faut laisser les Libyens gérer seuls leur crise pour qu'il n'y ait pas un deuxième Irak dans le monde arabe", a-t-elle dit à l'AFP.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir