Crise économique oblige, la mode, qui est aujourd'hui à la location de robes du soir, arrive enfin au Liban. Les « Fassateen » sous ce même label sont prêtes. Reste à faire, rapidement, un travail sur les habitudes et les mentalités. La saison des mariages, baptêmes, premières communions et autres cérémonies de remise de diplômes est aux portes !
À l'ère du luxe, du sensationnel, du jetable et de moments éphémères qui coûtent chers, de nombreuses personnes ne trouvent plus vraiment leur place dans la société de - féroce - consommation. Elles n'ont tout simplement plus les moyens de leurs envies et de leurs plaisirs. Se constituer une garde-robe conforme à la trépidante vie mondaine locale devient mission impossible. Et puis il y a le mariage des deux cousines, les fiançailles de l'amie d'enfance, les 18 ans de l'aînée... Face à ces dépenses de plus en plus difficiles à assumer par une classe moyenne en voie de disparition, un nouveau concept prend forme au Liban : la location de robes. Après celle des robes de mariée, qui connaît un succès grandissant, place aux robes du soir, de grandes marques évidemment et exclusivement. Conquises par cette idée, Paola Nasnas et Rima Wardé ont décidé d'en faire un business sous le label de « Fassateen ». Elles partent d'abord à la recherche de robes « glamour » pour se constituer un stock. « Nous avons dans un premier temps pensé à puiser dans les armoires de nos amies qui, comme nous, ont souvent du mal à se débarrasser de certains vêtements chers, qu'elles n'ont peut-être portés qu'une seule fois. » À peine avaient-elles lancé l'idée que ces dames leur proposaient d'alléger leur garde-robe. « Nous avons racheté les pièces que nous avons choisies et complété l'ensemble en achetant des robes soldées de l'étranger. » Moyennant 50 dollars la robe courte et 75 dollars la robe longue, toute jeune femme qui en rêve sans pouvoir le faire pourra se « payer », en la louant, une Moschino, Gucci ou Marc Jacobs. Avec un salaire qui tourne autour de 500 dollars, acheter à 350 dollars une robe qu'elle porterait au mieux trois fois, c'est cher payé ! Livrée après un passage au pressing, la robe est louée pour un forfait de trois jours renouvelables au besoin. « Nous espérons, plus tard, nous attaquer aux accessoires de luxe », précisent les propriétaires de Fassateen, conscientes qu'il reste encore un travail à faire sur les us et coutumes et les mentalités. Effacer les vieux complexes et dépoussiérer les idées reçues, devenues aujourd'hui obsolètes. C'est un peu Cendrillon revisitée, une Cendrillon plus cool, plus souriante, plus prudente quand sonnera l'heure de minuit et délicieusement fashion victim...
À l'ère du luxe, du sensationnel, du jetable et de moments éphémères qui coûtent chers, de nombreuses personnes ne trouvent plus vraiment leur place dans la société de - féroce - consommation. Elles n'ont tout simplement plus les moyens de leurs envies et de leurs plaisirs. Se constituer une garde-robe conforme à la trépidante vie mondaine locale devient mission impossible. Et puis il y a le mariage des deux cousines, les fiançailles de l'amie d'enfance, les 18 ans de l'aînée... Face à ces dépenses de plus en plus difficiles à assumer par une classe moyenne en voie de disparition, un nouveau concept prend forme au Liban : la location de robes. Après celle des robes de mariée, qui connaît un succès grandissant, place aux robes du soir, de grandes marques évidemment et exclusivement. Conquises par cette idée, Paola...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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