Les approvisionnements en gaz à la East Mediterranean Gas Co ainsi qu'à ses clients israéliens "ont repris la nuit dernière" (mardi), a précisé le groupe privé israélo-égyptien Ampal dans un communiqué.
"EMG nous a informés qu'en raison de protocoles techniques, les quantités initiales de gaz fournies étaient inférieures à celles prévues dans les contrats", a ajouté Ampal, tout en soulignant que ces approvisionnements allaient "augmenter quotidiennement jusqu'à atteindre les quantités prévues contractuellement".
La fourniture de gaz égyptien avait été interrompue après un attentat contre un gazoduc dans le nord du Sinaï égyptien le 5 février.
Le ministre des Infrastructures Uzi Landau a salué à la radio publique cette cette reprise en soulignant que le "gaz est la partie la plus importante du volet économique du traité de paix conclu entre les deux pays" signé en 1979.
Selon une source de l'industrie gazière, les fournitures de gaz devraient "reprendre normalement d'ici quatre à cinq jours".
"Il faut un certain laps de temps pour vérifier la pression dans les gazoducs, il serait dangereux de reprendre immédiatement les fournitures à 100% avant d'avoir vérifié que les installations fonctionnent normalement", a expliqué la même source.
"L'Egypte s'est stabilisée grâce à l'armée et au processus démocratique en cours. La paix (avec Le Caire) a une importance vitale pour la sécurité nationale. Il faut tout faire pour développer les liens entre nos deux payx dans tous les secteurs, dont le gaz", a estimé un haut responsable de la Défense, Amos Gilad.
Pour compenser l'interruption des fournitures de gaz égyptien, les autorités israéliennes ont autorisé ces dernières semaines les centrales thermiques israéliennes à utiliser des produits polluants, notamment le mazout, pour éviter des coupures d'électricité.
Selon certains médias israéliens, les autorités égyptiennes auraient retardé la fourniture de gaz pour des raisons politiques et non techniques, après la chute du président Hosni Moubarak sous la pression populaire.
Les deux fils d'Hosni Moubarak auraient touché des commissions importantes de la part d'Israël pour approuver des exportations de gaz, selon des documents publiés dimanche par un journal koweïtien.
L'Egypte fournit 43% du gaz naturel utilisé en Israël, essentiellement pour des centrales électriques.
Le coût de l'interruption des fournitures égyptiennes a été évalué à 1,5 million de dollars par jour pour l'économie israélienne par le ministère des Infrastructures.
En décembre, quatre entreprises israéliennes avaient signé avec l'Egypte de nouveaux accords d'achat de gaz sur une période de 20 ans pour un montant évalué entre 5 et 10 milliards de dollars.


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