Les hommes de Mourinho ont non seulement été invaincus cette saison chez eux, mais le Real a remporté ces 21 matches disputés dans l’antre du stade Bernabeau, toutes compétitions confondues. Pierre-Philippe Marcou/AFP
Mais invaincu sur les sept premières confrontations entre les deux clubs, l'Olympique lyonnais peut se prévaloir d'un avantage psychologique face à son prestigieux adversaire que Mourinho s'est plu, mardi, à qualifier de « champion des champions » en référence aux neuf C1 inscrites à son palmarès.
Ce titre, officieux, autoattribué, peut apparaître comme une attitude suffisante, et une certaine arrogance avait sans doute déjà vexé les joueurs de l'OL, il y a un an. Après l'aller, gagné par Lyon (1-0), les Madrilènes avaient prédit une large victoire au retour, conclu au final par un résultat nul (1-1) qualifiant les Lyonnais.
Malgré ces propos un peu hautains, Mourinho a néanmoins concédé que Lyon avait « une équipe très bien organisée avec un très bon entraîneur », rappelant que Lisandro, absent à Gerland, n'était pas le seul « danger » de cette formation.
Dimanche, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, avait estimé que le Real, fort de son résultat nul obtenu à Lyon, « adopterait une attitude défensive pour jouer le 0-0 ».
« Mou » lui a répondu « qu'il n'avait pas parlé comme un président mais comme un entraîneur ». « Peut-être a-t-il raison et allons-nous jouer tous derrière pour le 0-0. »
Le Real joue le score nul ?
Or, cette tactique pourrait servir à la fois les intérêts du Real, qui a gagné tous ses matches à domicile cette saison (21), et de Karim Benzema, actuellement très en forme.
La titularisation de l'international français est attendue alors que Cristiano Ronaldo, blessé à une cuisse, demeure incertain bien qu'il se soit entraîné normalement hier.
Remplaçant à l'aller, l'ancien Lyonnais, plus à l'aise quand il a des espaces et sur les situations de contres, avait déjà été déterminant en ouvrant la marque pour le précieux but à l'extérieur.
De son côté, Lyon se présente aussi en confiance. Il n'a perdu aucun de ses sept derniers matches, toutes compétitions confondues.
Le regain de forme de l'Argentin Lisandro Lopez (4 buts lors de ses deux derniers matches) est un sérieux motif d'espérance pour le club rhodanien, tout comme les retours de Cris, en défense centrale, excellent à l'aller, et de Yoann Gourcuff. Ces deux joueurs étaient indisponibles pour les deux dernières sorties de l'équipe lyonnaise.
Pour se qualifier, Lyon devra marquer au moins un but au Real.
« Cela ne change pas vraiment. C'était déjà le cas l'an dernier et nous l'avions fait », prévient l'entraîneur Claude Puel.
« Il faudra livrer un match très costaud défensivement, mais aussi que nous soyons capables d'imposer notre manière et d'aller de l'avant. Collectivement, nous sommes capables de rivaliser », ajoute-t-il.
(Source : AFP)

