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La Turquie opposée à une intervention de l'Otan en Libye

Les dirigeants turcs ont réaffirmé lundi leur opposition à une intervention de l'Otan en Libye, estimant qu'une telle opération aurait des conséquences "dangereuses".
"Nous considérons qu'une intervention militaire de l'Otan contre la Libye ou un autre pays serait totalement improductive", a déclaré le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans un discours à Istanbul à l'ouverture d'un forum international, cité par l'agence de presse Anatolie.
"Outre le fait qu'elle est inutile, une telle opération pourrait avoir des conséquences dangereuses", a poursuivi le Premier ministre.
La Turquie, pays membre de l'Otan et disposant de la deuxième plus grande armée après les Etats-Unis au sein de l'alliance, a souligné que l'Otan ne pouvait intervenir que lorsque l'un de ses membres était attaqué.
Pour M. Erdogan, "les interventions militaires ne font qu'approfondir les problèmes".
Interrogé par la presse lundi, le chef de l'Etat turc s'est aussi rangé aux côtés du gouvernement, affirmant : "Il n'est pas question d'une intervention directe de l'Otan en Libye".
"Le peuple, le gouvernement et l'opposition en Libye ne veulent pas d'une force étrangère dans le pays", a souligné le président, cité par Anatolie, ajoutant qu'une intervention ne serait possible qu'avec une résolution de l'ONU "dans le cadre d'une légitimité internationale".
Au cours d'une visite fin février en Allemagne, M. Erdogan avait affirmé notamment que "l'Otan n'avait rien à faire" en Libye, ajoutant qu'une intervention militaire de l'alliance était "impensable" et "absurde".
M. Erdogan s'est par ailleurs prononcé contre des sanctions contre le régime libyen, dans une interview accordée à l'AFP le 23 février, jugeant qu'elles feraient du tort à la population libyenne plus qu'à ses dirigeants.
L'Otan a jugé la semaine dernière que "le temps "pressait en Libye" et s'est dit prête à agir si elle en avait le mandat. Pour le moment, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a toujours pas tranché sur question de la zone d'exclusion aérienne.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, est arrivée lundi à Paris, pour des consultations avec les Européens et les Russes sur la Libye, tandis que les troupes loyales à Mouammar Kadhafi poursuivent leur avance vers l'est.
Les dirigeants turcs ont réaffirmé lundi leur opposition à une intervention de l'Otan en Libye, estimant qu'une telle opération aurait des conséquences "dangereuses"."Nous considérons qu'une intervention militaire de l'Otan contre la Libye ou un autre pays serait totalement improductive", a déclaré le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans un discours à Istanbul à l'ouverture d'un forum international, cité par l'agence de presse Anatolie."Outre le fait qu'elle est inutile, une telle opération pourrait avoir des conséquences dangereuses", a poursuivi le Premier ministre.La Turquie, pays membre de l'Otan et disposant de la deuxième plus grande armée après les Etats-Unis au sein de l'alliance, a souligné que l'Otan ne pouvait intervenir que lorsque l'un de ses membres était attaqué.Pour M. Erdogan,...