"Je vais demander aujourd'hui l'organisation de tests de résistance pour les centrales nucléaires en Europe. Ca doit avoir lieu vite", a-t-il déclaré.
"Sont-elles résistantes aux tremblements de terre? comment fonctionnent leurs systèmes de refroidissement des réacteurs? tout cela afin de rassurer la population", préoccupée par la situation au Japon, a-t-il ajouté, répétant ainsi une requête faite la veille.
L'Autriche, pays fortement opposé à l'énergie nucléaire, avait critiqué la décision de son voisin allemand fin 2009 de prolonger la durée de vie des 17 réacteurs nucléaires du pays, et les écologistes autrichiens réclament régulièrement la fermeture des centrales proches en Slovénie et Slovaquie.
La présidence hongroise de l'Union européenne a toutefois jeté un froid en refusant d'organiser une discussion sur ce sujet.
"Il me semble que le Conseil environnement (réunion des ministres européens chargés de ces questions, ndlr) ne soit pas le lieu approprié pour une discussion sur ce point", a déclaré le ministre hongrois du Développement rural Sandor Fazekas.
La Commission européenne a convoqué pour mardi à Bruxelles une réunion des autorités nationales de sûreté nucléaire et des industriels du secteur pour tirer les premières leçons de la situation au Japon.
Les systèmes de refroidissement de trois des six réacteurs de la centrale de Fukushima 1 sont tombés en panne. A la suite de plusieurs opérations destinées à stopper un début de fusion, deux explosions se sont produites au niveau des bâtiments abritant les réacteurs 1 et 3, qui n'ont pas été endommagés.
L'Agence de sûreté nucléaire japonaise a exclu lundi un accident de type Tchernobyl dans la centrale de Fukushima (nord-est), selon le ministre de la Stratégie nationale, cité par l'agence de presse Jiji.

