Dans son journal, la télévision libyenne a annoncé la diffusion d'"un entretien téléphonique entre l'ambassadeur américain en Libye et l'agent Omar Al-Hariri à Benghazi" (est), avant de suspendre brusquement ses programmes pour diffuser l'enregistrement d'une durée de sept minutes.
Par l'intermédiaire d'un interprète, l'ambassadeur américain, Jean Cretz, a interrogé l'officier rebelle, sur la situation des insurgés et sur ses relations avec le Conseil national de transition formé par la rébellion.
M. Cretz voulait savoir également si sa responsabilité militaire était soumise au contrôle du Conseil.
M. Hariri a alors répondu: "Je suis membre du Conseil national de transition (...) Je suis responsable des forces armées mais sous le contrôle du Conseil".
L'ambassadeur a demandé par ailleurs si l'officier avait des contacts avec les insurgés à Misrata et Zawiyah, deux villes qui ont été le théâtre ces derniers jours d'affrontements violents entre l'insurrection et le régime de Mouammar Kadhafi.
"Je suis responsable des forces se trouvant dans les zones libérées dans l'Est de la Libye (...) De toute façon je ne divulguerai pas mes capacités", a répondu l'officier.
Le colonel Mouammar Kadhafi avait accusé mercredi le Conseil de "trahison", affirmant que ses membres étaient des agents des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.
Le régime libyen a promis par ailleurs une récompense financière de près d'un demi-million de dollars à toute personne qui remettrait aux autorités le président du Conseil, Moustapha Abdeljalil, un ancien ministre de la Justice.

