"Les Etats-Unis estiment que l'Otan est le choix naturel" pour mener une telle opération, a-t-il déclaré à la veille d'une réunion de deux jours des ministres de la Défense de l'Otan qui sera dominée par la crise libyenne.
Il s'est refusé à commenter les propos du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui a jugé mardi que "l'Otan n'est pas l'organisation adaptée" pour imposer une zone d'interdiction aérienne et empêcher ainsi le régime du colonel Mouammar Kadhafi d'utiliser son aviation contre les insurgés.
Le même haut responsable américain n'a pas voulu non plus discuter de possibles divisions au sein de l'Otan sur l'opportunité de faire intervenir l'Alliance atlantique en Afrique du nord, vivement mise en doute par le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l'Otan.
L'Otan, une organisation intergouvernementale, ne prend ses décisions que par consensus, autrement dit à l'unanimité.
Les alliés de l'Otan sont "unis sur la marche à suivre", a seulement répondu le haut responsable américain.
Mais, a-t-il insisté, "nous voulons que l'opération se déroule dans le cadre de l'Otan. Cette alliance a un potentiel exceptionnel".
"Nous ne serions pas en mesure d'utiliser les moyens que l'Otan a" si l'intervention n'était pas menée par elle, a-t-il souligné.
"Ce serait une opération complexe, difficile et coûteuse, qui demande un large engagement" des pays de l'Otan, a-t-il estimé.
Au cas où l'Otan ne parviendrait pas à s'entendre sur une opération menée en son nom, un autre scénario, celui d'une coalition, est évoqué: certains pays comme les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, qui disposent d'avions radar Awacs et d'importants moyens aéronavals, seraient susceptibles d'agir quand même avec des pays comme l'Italie et l'Allemagne, voire des pays arabes, sur la base du même mandat de l'ONU.


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