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Liban - Opposition

Le 14 Mars mobilise son public tous azimuts

Les milieux du 14 Mars font feu de tout bois pour mobiliser l'opinion publique en vue du rassemblement prévu dimanche prochain pour célébrer l'anniversaire de la révolution du Cèdre.

Le bloc parlementaire du Courant du futur, hier, durant sa réunion.Photo Dalati et Nohra

Le bloc parlementaire du Futur a souligné, dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire, que la participation à cette commémoration « revêt cette année une importance exceptionnelle et fondamentale ».
« Le bloc parlementaire du Futur, le Courant du futur et les forces du 14 Mars appellent tous les Libanais à se rendre dimanche matin à la place de la Liberté », est-il écrit dans le communiqué. Ils sont invités à « brandir des drapeaux libanais et à dire non à la pensée unique et au parti unique ; non au terrorisme, à l'intimidation et au chantage des armes ; oui à l'État et à l'extension de son autorité sur tout le territoire libanais ; oui à l'État, au peuple et à l'armée pour la défense du Liban contre l'agressivité d'Israël ».
Évoquant par ailleurs l'affaire des demandes formulées par le procureur du Tribunal spécial pour le Liban à quatre ministres du gouvernement sortant, le bloc du Futur pose une série de questions : « Pourquoi le Hezbollah supervise-t-il cette campagne contre le TSL avant même de connaître la teneur de l'acte d'accusation ? Quel est le motif de cette anticipation ? Comment accepter la logique qui veut que des ministres et des responsables prennent leurs instructions auprès du Hezbollah ? Pourquoi le Hezbollah cède-t-il autant à la panique face à toute demande formulée par le TSL, surtout lorsqu'on sait que ce qui a été rapporté au sujet des demandes a été gonflé sans justification ? »
« Toutes les informations et toutes les positions prises au sujet du TSL, en particulier après l'affaire des demandes, se sont accompagnées de tentatives sans précédent d'intimidation et de dénaturation des faits », estime le bloc.
Pour en revenir à la mobilisation, le ministre sortant du Travail, Boutros Harb, a affirmé que les discours qui seront prononcés lors du rassemblement du 13 mars « reflèteront les sentiments des gens et leurs aspirations ».
Répliquant aux propos tenus lundi par le chef du PSP, Walid Joumblatt, selon lequel certains orateurs du 14 Mars se livreraient à des discours d'incitation à la haine, M. Harb a dit : « S'il y a une chose qui est sûre, c'est que ces discours n'atteindront jamais le niveau d'incitation qui caractérisait ceux que prononçaient M. Joumblatt lui-même », lorsqu'il était encore au sein de l'alliance.
Le député FL, Antoine Zahra, a tenu des propos similaires en rappelant qu'« à l'exception notable de Walid Joumblatt, les leaders du 14 Mars ont toujours conservé une porte de sortie, y compris avec le régime syrien ».
Reconnaissant que le 14 Mars « a délaissé pendant un moment son arme populaire pour tenter de parvenir à des compromis », M. Zahra a souligné que « l'arme populaire est plus solide que les armes matérielles » et qu'elle « réussira à rééquilibrer le jeu politique ».
« L'ère des demi-teintes qui a prévalu depuis la guerre de juillet 2006 et jusqu'au renversement du gouvernement en place est bien finie. Désormais, oui c'est oui et non c'est non », a-t-il dit, préconisant une « résistance pacifique et démocratique ».
Même constat chez le député Hadi Hobeiche, du Courant du futur : « Une grande partie du 14 Mars considère que nous avions commis une erreur en faisant confiance à la partie adverse et en tentant de dialoguer avec elle pour parvenir à des résultats », a-t-il souligné, avant d'ajouter : « Ce qui était demandé, c'était de poursuivre le combat politique jusqu'à ce que le Hezbollah livre ses armes à l'armée libanaise.
Nadim Gemayel, député de Beyrouth, a fait valoir la nécessité de prendre part au rassemblement de dimanche « pour dire aux leaderships du 14 Mars qu'ils ont commis des erreurs et qu'il leur faut à présent les corriger ».
« Je crois dans nos constantes et dans notre combat. Ceux qui n'y croient plus sont libres et n'ont qu'à partir, comme l'ont fait Michel Aoun d'abord et Walid Joumblatt ensuite », a-t-il ajouté.
Allant encore plus loin, un groupe de la société civile, baptisé « La majorité résistante », a fait savoir, lors d'une visite au secrétariat général du 14 Mars, qu'il sera à l'avant-garde des Libanais qui se rendront à la place de la Liberté « non pas pour obéir à un ordre partisan ni pour satisfaire tel ou tel leadership, mais par attachement aux constantes ».
« Nous sommes venus vous dire que nous ne sommes pas satisfaits, comme bien d'autres, du comportement politique de la direction du 14 Mars et de ses concessions répétées qui nous ont conduits là où nous sommes aujourd'hui », précise un communiqué de ce groupe qui réclame une « révision sérieuse » du parcours et des réformes de structure.
Enfin, pour la Gauche démocratique, « la participation au rassemblement du 13 mars prend dans la phase actuelle une portée nationale et décisive dans la lutte en vue de mettre fin à la tutelle des armes sur la vie politique ».
Sur un autre plan, commentant le reproche fait par le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, au 14 Mars, le député Ammar Houry a souligné qu'il s'agissait d'un « cri adressé au camp adverse ».
M. Mikati avait affirmé, dans une déclaration au quotidien an-Nahar, qu'en refusant d'entrer au gouvernement, le 14 Mars les avaient laissés seuls, lui et le président de la République, face aux desiderata du camp adverse.
Le bloc parlementaire du Futur a souligné, dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion hebdomadaire, que la participation à cette commémoration « revêt cette année une importance exceptionnelle et fondamentale ».« Le bloc parlementaire du Futur, le Courant du futur et les forces du 14 Mars appellent tous les Libanais à se rendre dimanche matin à la place de la Liberté », est-il écrit dans le communiqué. Ils sont invités à « brandir des drapeaux libanais et à dire non à la pensée unique et au parti unique ; non au terrorisme, à l'intimidation et au chantage des armes ; oui à l'État et à l'extension de son autorité sur tout le territoire libanais ; oui à l'État, au peuple et à l'armée pour la défense du Liban contre l'agressivité d'Israël ».Évoquant par ailleurs l'affaire des demandes...
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