Mari Eriksmoen et Audun Iversen, un tandem glamour, devant le piano de Sveinung Bjelland.
Trois artistes venus du froid, plus précisément de la Norvège, pays des fjords, et qui ont tenu quand même à préciser, avant leur performance, que pour eux ce temps libanais était printanier.
Mari Eriksmoen (soprano) et Audun Iversen (baryton) étaient accompagnés du pianiste Sveinung Bjelland. À eux trois, ils ont offert à l'audience très enthousiaste un florilège de musiques extraites d'opéras divers.
C'était d'abord le tour de la soprano d'ouvrir le spectacle par des compositions d'Hugo Wolf. Un choix qui n'étonne pas et qui dénote encore une fois l'aspect peu «engoncé» du spectacle, qui sort un peu des sentiers battus. Car ce compositeur, baptisé, dit-on, le «Wagner du lied», à cause des affinités naturelles entretenues avec le maître de Bayreuth, «conçoit en effet ses lieder comme des poèmes symphoniques miniatures dans lesquels l'esprit du poème se trouve magnifié. Une osmose se crée entre la musique du langage et le langage musical, générant à la fois les intervalles et le rythme, permettant ainsi à l'auditeur de pénétrer très profondément dans l'univers du poète». En effet, avec trois petits poèmes, notamment Mr and Mrs Mouse, Eriksmoen a invité l'audience dans l'univers ludique du musicien.
À son tour, le baryton présentera six compositions de Franz Schubert, plus pessimistes cette fois, voire «dépressives», dira Iversen, puisqu'elles ont été écrites juste avant la mort de
Schubert.
Après une pause de vingt minutes, le tandem rentre en scène pour interpréter des duos aussi tendres que légers. Après une composition de Franz Lehar, The Merry Widow, qui traduit cette fois le talent d'interprète mais aussi de comédien d'Iversen, jouant au veuf volage, le duo présente des moments de séduction en musique tant dans un extrait de Don Giovanni de Mozart que dans celui des Noces de Figaro. La belle soprano aux boucles blondes, ayant changé de tenue et vêtue de son fourreau noir, joue à la gourgandine mais aussi à l'énamourée. Crudel! Perché finora! Mais aussi un excellent Pa-pa-pa-pa de l'opéra La Flûte enchantée de Mozart, qui clôture sous les applaudissements cette performance lyrique au souffle jeune.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef