Selon des fuites provenant de son entourage, l'initiative devait être dévoilée publiquement lors d'un discours au Congrès américain au cours de la visite que doit effectuer à Washington le 22 mai prochain le chef du gouvernement, à l'invitation du lobby pro-israélien AIPAC.
Mais l'aggravation de l'isolement d'Israël depuis le blocage total du processus de paix, pourrait amener M. Netanyahu à avancer si possible son voyage, selon la radio.
Pour sa part le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a appelé lundi le chef du gouvernement à "prendre une décision audacieuse" pour relancer le processus de paix, le plus vite possible" afin de "sortir Israël de son isolement".
"Pareille décision doit être prise dans les prochaines semaines et non les prochains mois. Une déclaration en mai devant le Congrès serait beaucoup trop tardive", a déclaré le ministre, à la radio publique.
"Le monde n'accepte pas que nous continuions à régner sur une autre peuple, après 43 ans", a souligné M. Barak en référence à l'occupation de territoires palestiniens depuis 1967.
"Israël fait face à un véritable tsunami de délégitimation de par le monde", a mis en garde M. Barak, censé avoir l'oreille du Premier ministre, bien que son poids politique soit faible, vu qu'il ne représente plus que cinq députés sur 120 depuis sa rupture avec le parti travailliste.
Aucune annonce officielle n'a été faite à ce jour mais les médias israéliens font état d'un projet d "accord intérimaire" à long terme avec les Palestiniens au lieu de négociations sur un règlement final, alors que la colonisation continuerait au moins dans les blocs d'implantations et à Jérusalem-est annexée.
Les Palestiniens se sont dores et déjà opposés à un tel plan insistant sur un gel total de la colonisation et sur des négociations sur le statut final.
L'isolement d'Israël s'est manifesté lors du veto imposé le 18 février au Conseil sécurité de l'ONU par les Etats-Unis à un projet de résolution arabe jugeant "illégale" la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés et demandant son arrêt.
Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution.
Face au blocage persistant des pourparlers de paix avec Israël, les dirigeants palestiniens ont appelé de nombreux pays à reconnaître leur Etat à l'intérieur des frontières de juin 1967 --c'est-à-dire l'intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.


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