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Moyen Orient et Monde - Côte D’Ivoire

La guerre civile menace, nouvelle réunion des médiateurs

Le panel de chefs d'État africains chargé de dénouer la crise ivoirienne s'est retrouvé hier à Nouakchott. « Cette rencontre traduit notre détermination à explorer toutes les possibilités permettant de régler de manière pacifique et consensuelle la crise qui menace la survie, voire l'existence même de la Côte d'Ivoire », a déclaré le Mauritanien Mohammad Ould Abdel Aziz, président du panel, au début de la rencontre. De la stabilité de la Côte d'Ivoire « dépendent celle de la sous-région et la préservation des acquis démocratiques au niveau de notre continent », a-t-il ajouté, entouré de Jacob Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Idriss Deby Itno (Tchad) et Blaise Compaoré (Burkina Faso). Les médiateurs devaient poursuivre leurs discussions à Abidjan.
Mis en place par l'Union africaine fin janvier, le panel avait initialement jusqu'à fin février pour élaborer des solutions « contraignantes ». Mais ce délai a été repoussé d'un mois, illustrant les divisions et les difficultés du quintette. Avant même la visite des médiateurs, l'un d'eux, Idriss Deby Itno, a appelé MM. Gbagbo et Ouattara à « un cessez-le-feu ». Car la situation dans le pays se dégrade chaque jour, faisant craindre au Conseil de sécurité de l'ONU une « résurgence de la guerre civile » après les combats de 2002-2003 qui avaient coupé le pays en deux, le Nord étant aux mains de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) désormais alliée à M. Ouattara.
Cinquante personnes ont été tuées dans des violences entre le 24 février et le 3 mars, portant à au moins 365 le nombre de tués depuis fin 2010, selon la force de l'ONU dans le pays, l'Onuci. Ce bilan ne prenait pas en compte la mort de sept femmes, tuées par balles lors d'une manifestation à Abidjan par les Forces de défense et de sécurité (FDS) de Laurent Gbagbo, selon le dernier bilan de l'Onuci.
Les FDS ont nié hier toute responsabilité dans ce drame, protestant contre une « accusation forcément mensongère et sans fondement ». La presse pro-Gbagbo attribuait les tirs aux insurgés qu'ont affrontés la semaine dernière les FDS dans ce quartier d'Abobo (Nord), et qui sont selon elle des éléments FN infiltrés.
La France a souhaité que le Conseil des droits de l'homme des Nations unies se saisisse des violences en Côte d'Ivoire et qu'une « commission d'enquête crédible et impartiale sous l'égide de l'ONU » soit mise en place.
Sur le plan humanitaire, la situation est également préoccupante. Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé avoir suspendu certaines de ses opérations dans l'Ouest ivoirien, à cause de la dégradation de la sécurité. Dans la région s'affrontent depuis plusieurs jours FDS, soutenues par des miliciens, et combattants FN.
(Source : AFP)
Le panel de chefs d'État africains chargé de dénouer la crise ivoirienne s'est retrouvé hier à Nouakchott. « Cette rencontre traduit notre détermination à explorer toutes les possibilités permettant de régler de manière pacifique et consensuelle la crise qui menace la survie, voire l'existence même de la Côte d'Ivoire », a déclaré le Mauritanien Mohammad Ould Abdel Aziz, président du panel, au début de la rencontre. De la stabilité de la Côte d'Ivoire « dépendent celle de la sous-région et la préservation des acquis démocratiques au niveau de notre continent », a-t-il ajouté, entouré de Jacob Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Idriss Deby Itno (Tchad) et Blaise Compaoré (Burkina Faso). Les médiateurs devaient poursuivre leurs discussions à Abidjan.Mis en place par l'Union africaine fin...
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