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Moyen Orient et Monde - Manifestations

Quatre tués dans le nord du Yémen

Pour l'opposition, la poursuite des violences équivaut à un rejet par Saleh d'une offre de sortie de crise.
Un incident dans le nord du Yémen, où sévit une rébellion chiite, a fait des victimes hier. Selon un responsable de l'administration locale dans la région de Harf Soufiane, quatre personnes ont été tuées par des tirs de la police contre des manifestants et sept autres ont été blessées. Des sources de la rébellion zaïdite ont indiqué que des manifestants qui demandaient le départ du président Abdallah Ali Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, ont été pris sous le feu d'une position militaire dans le quartier de Semla, dans la ville de Harf Soufiane. Toutefois, une source officielle, citée par l'agence Saba, a démenti cette version et parlé d'une attaque contre une position de l'armée faisant état de sept blessés, dont quatre soldats et trois assaillants.
Dans le même temps, l'opposition a considéré que la poursuite des violences équivalait à un rejet par le président Saleh, 68 ans, d'une offre de sortie de crise prévoyant qu'il quitte ses fonctions avant fin 2011. Son mandat expire en 2013. « La poursuite de la répression (...) signifie pour nous un rejet sans appel de notre initiative », a déclaré Mohammad Gahtane, un porte-parole du Forum commun, coalition de l'opposition parlementaire.
À Sanaa, la journée a été marquée par deux rassemblements, l'un hostile et l'autre favorable au régime. Devant l'université, épicentre de la contestation, des centaines de milliers de personnes, selon les organisateurs, ont participé à la prière hebdomadaire. « Nous ne quitterons pas cette place jusqu'à la chute des corrompus et des tyrans », a déclaré dans son sermon cheikh Yahia al-Doulaïmi en s'adressant à la foule compacte qui débordait de la grande place. Les protestataires avaient baptisé la journée « Vendredi de la cohésion », pour souligner leur unité après que des rumeurs se sont répandues sur des divisions dans leurs rangs. À quelques kilomètres de l'université de Sanaa, de nombreux partisans du régime ont prié sur la place Tahrir, après avoir scandé « Non au sabotage, non au chaos et oui au dialogue ». Des responsables du parti présidentiel, le Congrès général populaire, ont affirmé avoir mobilisé des centaines de milliers de partisans à travers le pays.
À Aden, des dizaines de milliers de personnes ont participé aux cortèges funéraires de trois manifestants tués par les forces de l'ordre ces dernières semaines. Selon un bilan d'Amnesty International, 27 personnes sont mortes dans les violences au Yémen depuis le 27 janvier, outre les quatre tués d'hier. Des prières collectives, pendant lesquelles ont été répétés des appels au départ du président Saleh, se sont également tenues dans les villes de Taëz et Hodeida. Après la prière, des marches ont aussi eu lieu à Zinjibar, chef-lieu de la province d'Abyane, et Ataq, capitale de la province de Chabwa.
(source : AFP)
Un incident dans le nord du Yémen, où sévit une rébellion chiite, a fait des victimes hier. Selon un responsable de l'administration locale dans la région de Harf Soufiane, quatre personnes ont été tuées par des tirs de la police contre des manifestants et sept autres ont été blessées. Des sources de la rébellion zaïdite ont indiqué que des manifestants qui demandaient le départ du président Abdallah Ali Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, ont été pris sous le feu d'une position militaire dans le quartier de Semla, dans la ville de Harf Soufiane. Toutefois, une source officielle, citée par l'agence Saba, a démenti cette version et parlé d'une attaque contre une position de l'armée faisant état de sept blessés, dont quatre soldats et trois assaillants.Dans le même temps, l'opposition a considéré que la poursuite...
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