Laurent Corvaisier réalisant une performance artistique à la Mission culturelle française. (Wissam Daou)
Au Liban pour le mois de la francophonie, il a animé durant une semaine des ateliers d'enfants à la Mission culturelle française et travaillé avec les étudiants de l'ALBA, partageant avec eux son amour, voire sa passion pour le dessin. L'univers de Laurent Corvaisier est peuplé d'êtres vivants. Un monde humain qui s'imbrique dans un autre, animalier, formant ensemble le cercle de vie haut en couleur de l'artiste.
«La peinture, d'accord, a-t-il confié à la presse, mais en illustrant des livres, j'ai gagné une plus grande diffusion de mon travail.» En effet, grâce à ces ouvrages-là édités auprès de plusieurs maisons d'édition, notamment Albin Michel, Gallimard, Nathan ou Rue du monde, Laurent Corvaisier est souvent invité dans des centres culturels où on lui commande même des affiches.
«J'aime faire des images», confie-t-il. Ses doigts semblent toujours barbouillés d'encre, trempés dans la couleur. Gouache ou encre de Chine, noir et blanc ou teintes chatoyantes, peu importe, pourvu que ses êtres vibrent et s'animent tantôt sur le carton, sur papier et tantôt sur bois ou vinyle.
L'artiste, qui avoue aimer être seul en travaillant dans son atelier (presque dix-huit heures par jour), s'est dit cependant ravi de se balader avec les invités pour leur montrer ses différentes œuvres. Et si quelqu'un se hasarde à lui demander ce que fait ce renard ou cette pie, ou encore ce loup parmi ces hommes aux formes longitudinales, semblant représenter la carte du monde, l'artiste sourit et dit: «Tous ces êtres couchés sur différents supports illustrent les diverses facettes de l'homme.»
En contournant la mappemonde, Laurent Corvaisier s'infiltre dans la tessiture humaine et ressort tout éclaboussé de couleurs.


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