"Près de 100.000 personnes qui fuient les violences en Libye ont passé la frontière tuniso-libyenne depuis le 20 février", a déclaré Monji Slim, selon lequel "un total exact de 95.275 migrants sont passés en deux semaines".
Selon lui, dans ce nombre total "figurent environ 35.000 Egyptiens et plus de 10.000 Bangladeshis".
Si le rapatriement des Egyptiens vers leur pays est bien entamé, des problèmes d'évacuation se posent pour les réfugiés originaires du Bangladesh, a-t-il souligné.
"Personne ne veut les prendre. Ils vont rester longtemps. Leur gouvernement n'a aucun moyen financier. Le Bangladesh n'a même pas d'ambassade à Tunis", a commenté M. Slim.
Vendredi en milieu de journée, une immense colonne de milliers de Bangladeshis se dirigeait à pied vers le camp de réfugiés de Choucha, à 7 kilomètres de la frontière, a constaté une journaliste de l'AFP.
Parmi les migrants passés en Tunisie figurent également quelque 5.500 Chinois. Mais "ils sont très bien organisés, et leur ambassade leur procure des bus" pour être évacués, a affirmé M. Slim.
Selon le Croissant-Rouge tunisien, 1.760 Philippins ont quitté la Libye pour la Tunisie, ainsi qu'un millier d'Indiens et près de 800 Vietnamiens.
Quelque 2.500 Libyens ont aussi été recensés, mais il s'agit "essentiellement d'hommes d'affaires", d'après M. Slim.
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a pour sa part averti vendredi que quelque 12.500 personnes bloquées à la frontière devaient encore être évacuées.
Après un afflux de 12.000 réfugiés mercredi, environ 3.000 nouveaux arrivants ont été enregistrés jeudi, selon le Croissant-Rouge.


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