"Nous avons fait beaucoup de prisonniers, pas moins d'une centaine", a déclaré sous le couvert de l'anonymat ce porte-parole de l'opposition basée à Benghazi, épicentre de la contestation à 1.000 km à l'est de Tripoli.
Brega, un site pétrolier important mais aussi un des verrous contrôlant l'accès à Benghazi, a été le théâtre mercredi d'une contre-offensive des troupes libyennes, appuyées par l'aviation et l'artillerie lourde.
Cette ville a été bombardée à plusieurs reprises jusque tard dans la soirée. Au moins douze personnes ont péri dans ces affrontements, selon Fattah al-Moghrabi, un responsable de l'hôpital de Brega.
Une nouvelle frappe aérienne a visé Brega jeudi matin mais aucune victime n'était à déplorer, selon M. Moghrabi.
Un millier de personnes ont assisté jeudi à Benghazi aux funérailles de six des victimes des affrontements de mercredi à Brega, et demandé la chute du régime de Kadhafi, selon un photographe de l'AFP.
A Ajdabiya (150 km plus à l'est de Benghazi), des dizaines d'autres transportaient les cercueils de cinq victimes vers le cimetière.
"Le sang des martyrs ne sera pas versé en vain", "Kadhafi va-t'en, les Libyens ne veulent plus de toi", lançaient-ils notamment.
Le porte-parole de l'opposition a par ailleurs fait état d'un renforcement de l'armée avec des "mercenaires".
"Aujourd'hui, il semble que Kadhafi renforce ses forces avec des mercenaires. Des témoins ont vu des troupes (et des mercenaires tchadiens) se déplaçant vers Ras Lanouf (environ 100 km à l'ouest de Brega). Nous attendons de voir s'ils attaquent ou renforcent la ligne avant Syrte".


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