La défaite concédée à Chelsea (1-2), en match en retard de la 18e journée de Premier League, a ravivé une thèse que l'on pensait enfouie : depuis un mois, Wayne Rooney tient l'attaque de Manchester United à bout de bras. Dans deux semaines, Marseille saura où se trouve le danger.
OLJ /
le 03 mars 2011 à 01h27
Wayne Rooney, le Monsieur plus de Manchester United, a enchaîné à Stamford Bridge face à Chelsea son cinquième but en autant de rencontres. Eddie Keogh/Reuters
Manchester United est toujours leader de la Premier League. Mais le revers concédé hier soir, sur la pelouse de Chelsea (1-2), a ravivé une thèse criante l'an passé : ces Red Devils sont redevenus Wayne Rooney-dépendants. La méforme persistante de l'attaquant anglais, couplée au rendement de Dimitar Berbatov, avait enfoui cette idée. Elle est revenue sur le devant de la scène en février, à mesure que Rooney a retrouvé l'efficacité qui en avait fait la plus fine gâchette d'Angleterre (26 buts en 32 matches). Depuis un mois, c'est Monsieur 46 %. À Stamford Bridge, il a signé sa cinquième réalisation en autant de rencontres de Premier League. Dans le même temps, MU a marqué onze fois. Nani et Hernandez, deux buts chacun, se sont partagés les miettes. Et Berbatov alors ? Depuis son triplé face à Birmingham (5-0), le 22 janvier, le meilleur buteur du royaume est resté muet. La thèse d'une Rooney-dépendance tient la route. Elle se vérifie d'autant plus à l'extérieur : quand l'ancien joueur d'Everton ne marque pas, MU ne gagne plus. Ce fut le cas à Tottenham (0-0), à Wolverhampton (1-2) et à Marseille (0-0).
Une leçon pour l'OM Face à Chelsea, Rooney a débloqué la situation d'une frappe imparable à la demi-heure de jeu. Dans un 4-4-2 plutôt inédit, son entente avec Chicharito Hernandez - déjà prometteuse samedi dernier, à Wigan (4-0) - a malmené la défense londonienne. Mais Rooney a ensuite traversé la seconde période comme un fantôme. La paire Terry-David Luiz avait décidé de muscler son jeu. Les interventions du défenseur brésilien furent rugueuses, parfois même illicites. Mais elles ont eu le don de museler l'attaquant mancunien, moins épargné par l'arbitrage qui ne l'avait été à Wigan, où il était passé entre les gouttes malgré un coup de coude manifestement volontaire sur James McCarthy. Rooney ne s'en est pas relevé. MU non plus. Devant leur télé, les défenseurs marseillais ont forcément tiré des leçons. Dans deux semaines, ils auront du boulot à Old Trafford.
Manchester United est toujours leader de la Premier League. Mais le revers concédé hier soir, sur la pelouse de Chelsea (1-2), a ravivé une thèse criante l'an passé : ces Red Devils sont redevenus Wayne Rooney-dépendants. La méforme persistante de l'attaquant anglais, couplée au rendement de Dimitar Berbatov, avait enfoui cette idée. Elle est revenue sur le devant de la scène en février, à mesure que Rooney a retrouvé l'efficacité qui en avait fait la plus fine gâchette d'Angleterre (26 buts en 32 matches). Depuis un mois, c'est Monsieur 46 %.À Stamford Bridge, il a signé sa cinquième réalisation en autant de rencontres de Premier League. Dans le même temps, MU a marqué onze fois. Nani et Hernandez, deux buts chacun, se sont partagés les miettes. Et Berbatov alors ? Depuis son triplé face à Birmingham (5-0), le...
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